Avant l’obsolescence programmée, le code E18

Le mal de l’électronique grand public est ce qu’on appelle l’obsolescence programmée, une situation qui vise à limiter la durée de vie d’appareils que ce soit volontairement en introduisant la mesure d’une durée d’utilisation, soit en introduisant des failles mécaniques ou soit par simple économie.

code_e18

Source : http://www.ixus-world.de

Aujourd’hui, les gouvernements tentent de légiférer mais faute de contrôle et de condamnation, les fabricants de biens de consommation continuent à produire des appareils qui ne peuvent être réparés ou pour lesquels cette réparation est anormalement élevée.

Aux débuts de la photographie numérique, les appareils se montraient plutôt fiables ou au pire réparables à défaut d’être vraiment performants. C’est alors qu’est apparu chez Canon, le code E18, un message d’alerte rêvé pour le constructeur qui lui permis d’exclure toute possibilité de réparation à ses frais. Ce code est devenu pour un grand nombre de constructeurs le sésame qui va obliger les utilisateurs à changer d’appareil.

Chez Canon, ces défauts sont surtout apparu avec l’introduction des gammes très grand public A/Ixus, équipées de zoom extensible (A20…, A60/70 et suivants,…) même si certains « G », le haut de gamme, furent touchés. L’introduction involontaire de poussière ou de sable dans l’objectif le condamnait à ne plus fonctionner et ça le fabricant avait bien compris que ces défauts de conception, ce serait bien au consommateur de le payer.

Le code E18, pour lequel il existe des dizaines de procédures pour le réparer, réservés à quelques passionnés méticuleux (même si cela ne résout pas tous les cas) était une première étape pour condamner dans le temps nombre d’appareils, une forme d’obsolescence nécessaire à un constructeur dont la seule stratégie est de vendre, de vendre plus que ses concurrents.  Les appareils des séries A (A60, A70, A80, etc..), des séries S/SX (S30, S40, SX100, etc…) et quelques séries G furent donc condamné à une inaction forcée face à des devis de réparation astronomiques à cause d’un défaut que les utilisateurs ne pouvaient maitriser. En aucun cas dans le manuel on pouvait lire : « l’objectif est sensible à la poussière présente dans l’air, utilisez le uniquement dans une chambre stérile ».

Avant une obsolescence industrialisée, Canon avait initié un mouvement où les utilisateurs devraient coûte que coûte acheter, plus souvent, leur matériel.

Aujourd’hui, il suffit de parcourir les sites de petites annonce pour se rendre compte du nombre d’appareils de plus de quinze ans encore totalement fonctionnels et pour constater tous ceux condamnés au pilori tout simplement parce que le fabricant de proposait pas les pièces de rechange ou tout simplement avait mal conçu son produit. Le Code E18, signale avant tout un problème mécanique qu’il s’agisse d’une casse ou d’un blocage « temporaire » d’une pièce mécanique. Il s’agit pourtant d’une des rares réparations qui reste possible soit en récupérant l’épave d’un autre appareil soit tout simplement au terme d’un démontage à nettoyer les pièces mobiles. Cette opération n’est pas donnée à tout le monde, mais un passionné méticuleux peut y arriver.

 


Auteur de l’article : Vdc team

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