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La gopro un appareil photo sous estimé

La « petite » gopro occupe aujourd’hui une place incroyable autant dans le secteur de l’audiovisuel que dans celui des youtubeurs ou amateurs de vidéo d’action.  Pourtant, il y a une fonction que peu utilisent, c’est la possibilité de prendre des clichés avec des angles de prise de vue étonnants.

Avant tout amateurs de photographie, ce qui est le point de départ du travail que nous menons sur le site cestenfrance.fr, nous sommes régulièrement à la recherche d’outils photographiques pour sublimer les clichés ou plus simplement trouver un point de vue inhabituel ou difficile à obtenir sans un matériel conséquent.

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Quels sont les atouts des gopro en matière de photographie ?

La première chose intéressante est l’angle de vue de la gopro qui offre selon les modèles jusqu’à 160° de champ de vision autant dire un fisheye tenant dans le creux de la main. Lorgnez du côté de Nikon ou Canon et vous verrez que pour obtenir cela il vous faudra plus d’un kilogramme à bout de bras, un poids qui oblige quand même dans certain cas à des positions peu confortables.

Le second atout est la compacité de l’appareil et la possibilité de l’emmener partout. Cela reste aussi potentiellement un défaut surtout en matière de stabilité. Nous reviendrons sur ce point.

Concernant, la technique pure et les capacités du capteur, c’est là où il faudra faire preuve d’une grande attention. La dynamique en photographie est bonne mais la gopro est particulièrement sensible à la surexposition et aux aberrations chromatiques. L’appareil ne propose pas de réglage d’exposition et la gestion de la sensibilité est particulièrement perfectible.

Reste que sur notre gopro hero3+, un modèle datant de quelques années, le capteur de 10 millions de pixel reste suffisant pour la majorité des usages.

Equiper sa gopro.

Pour la photographie dans les règles, sauf si vous pensez exposer votre gopro à l’eau, il convient de lui enlever son caisson si vous disposez des premières générations jusqu’à la 4. Dans notre cas, nous avons équipé la gopro d’un cadre et d’une lentille de protection (trouvé sur une boutique en ligne pour moins de 20€) pour mieux gérer la prise en main et assurer un minimum de protection. L’écran au dos n’est pas obligatoire mais fortement conseillé. La encore il est intégré sur la majorité des modèles récents. Pour les gopro 3/4, les prix ont baissé ce qui permet de s’équiper à moindre coût.

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Photographie à main levée

Nous n’allons pas aborder toutes les possibilités de prise de vue et nous concentrer sur la prise de vue à « l’ancienne » . Par sa légèreté cela permet de se lancer dans des positions parfois inhabituelles, comme des prises de vue à la volée en roulant à vélo (comme ci-dessous).

La gopro est tenue à bout de bras en se penchant vers l’avant et orientant l’objectif entre la roue du vélo et la route. Cette position, peut-être, peu archaïque permet grâce au fisheye d’obtenir une vue dynamique et créative. Avec le lever du soleil, la gopro est plus à son aise et peut donner de bons résultats lorsqu’on se donne la peine de faire un petit rééquilibrage des lumières avec  snapseed ou un logiciel équivalent.

Là où la gopro est intéressante est sa profondeur de champ qui permet des prises de vues avec une forte proximité. La scène ci-dessous permet de détacher le premier plan sans compromettre la vue panoramique.

Une fois encore l’effet fisheye est le point fort de la gopro et permet de présenter un volume important des scènes dans des environnements confinés. Dans la photo ci-dessous, le descente entre le 2e et le 1er étage de la Tour eiffel s’effectue dans un espace large d’un mètre environ. La gopro permet de donner du volume.

La déformation des clichés ne supporte pas les approximations. Dans des prises de vues mettant en valeur l’architecture il est donc important de ce positionner dans un point central pour sublimer le cliché. Dans la vue ci-dessous, nous nous sommes positionné au point central sous la Tour Eiffel afin de proposer cette vue symétrique et peu déformée (aucune retouche géométrique sur cette image)

ou la Gare de Bordeaux

La gopro est tout indiquée dans de telles configurations soit dans un espace contenu soit valorisant un espace architectural ou une situation originale.


Tablettes : Retard tactile, un défaut sous-estimé

Dans la chaine de production photographique, la tablette tactile prend une place de plus en plus importante. Mais rares sont aujourd’hui les tablettes qui disposent d’une couche tactile compatible Wacom permettant de retranscrire avec justesse la pression et la position d’un stylet. Cette capacité reste cependant indispensable pour qui souhaite procéder à de la retouche photographique sur une tablette.

Le retard tactile, le délai entre le moment où une action est effectuée et celui où la dalle prend en compte cet ordre, est appréciable de façon différente qu’on utilise l’appareil pour naviguer sur internet, pour prendre des notes ou pour dessiner.

adonit-dash

Quand on a utilisé un Samsung Galaxy Note 4, on sait apprécier ce que signifie réactivité  sur les actions faites au stylet. C’est tout justement remarquable car ce smartphone dispose d’une couche spécifique pour répondre aux commandes du stylet S-PEN, l’un des meilleurs stylets disponibles sur plateforme mobile. Si on utilise un stylet capacitif (qui simule un doigt), on se rend très vite compte du retard tactile. Le trait est moins fluide et on constate un décalage entre l’action de déplacer le stylet et le trait qui est dessiné.

De génération en génération, les fabricants se focalisent sur des détails plus fort en matière de marketing qu’en productivité. Les sigles en tout genre fleurissent, les écrans voient leur luminosité augmenter mais malheureusement, hormis chez Apple, qui est le roi des performances du tactile dans le domaine des tablettes, il n’est pas rare de génération en génération de voir les performances dynamiques des dalles tactiles baisser sensiblement.

Nous avons donc testé le ressenti tactile sur plusieurs tablettes en utilisant le style Adonit Dash 2, l’un des meilleurs stylets capacitif actifs du marché. Et nous sommes allés de surprise en surprise. Les premiers candidats furent le Huawei Mediapad M2 et l’Asus Zenpad 3S Z500, deux out-siders pouvant  être équipés chacun d’un stylet maison. Avec notre « Dash », il faut bien reconnaitre que les résultats étaient particulièrement mauvais. Les traits sont difficilement droits et le retard tactile perçu empêche sensiblement de procéder à un travail sérieux. Espérons que les deux constructeurs font mieux avec leurs stylets « maison ». La suite du panorama n’est pas meilleur et touche les ténors du marché qui sont les Samsung Galaxy tab S2 et S3. Ce dernier dispose d’un S-PEN comme le Galaxy Note 4 et bénéficie donc de ce qui se fait de mieux en matière de stylet. Les deux tablettes qui sont facturées respectivement à partir de 400€ et de 679€ à l’heure où nous écrivons, se comportent légèrement différemment avec un stylet capacitif. Le S3 limite les dégâts mais affiche une performance moins bonne que sur notre tablette de référence, la Galaxy Tab S de … 2014. Le S2, répond très mal. En utilisant Bamboo Paper, le bloc note édité par Wacom, en procédant à des traits rapide, le curseur suit à plus d’1cm du stylet. Sur notre petite « S » de première génération la distance oscille entre 5 et 7mm dans les mêmes condition. L’expérience utilisateur est donc loin d’être idéale.

Que faut-il faire ? Que faut-il en penser ?

A l’heure où le marché des tablettes est en berne, on ne peut pas constater de véritable évolution technologique qui pourrait contribuer à une relance du marché. Apple est encore loin devant même si dès le départ Steve Jobs avait toujours refusé de voir un stylet fonctionner sur son Ipad. Si vous souhaitez utiliser une tablette comme bloc note numérique, consultez de façon très précise les tests et les spécifications. Si vous avez un peu d’argent d’avance, les tablettes Apple (et notamment l’Ipad Pro) sont idéales. SI vous en avez-moins il faudra probablement se tourner vers la version du Samsung Galaxy A6 qui dispose d’un stylet S-PEN.


Panasonic TZ101, un compact qui a de la réserve (prise en main)

Depuis l’apparition du Sony RX100, le monde du compact a retrouvé une nouvelle jeunesse, alors que tout semblait être promis aux hybrides. Certes les compacts n’ont pas d’objectifs interchangeables mais au fond rares sont les possesseurs d’hybrides qui changent leur objectif de base, selon de récentes études. Dès lors avec le développement des capteurs APS-C et des capteurs 1′, une nouvelle catégorie d’appareils compact est apparue. `

LumixTZ101

Plus ambitieux, ils se frottent aux hybrides avec leurs propres atouts, la compacité. Nous avions apprécié le Panasonic Lumix LX100, nous avons cette fois-ci jeté notre dévolu sur l’un des derniers de la firme japonaise, le Panasonic Lumix TZ101.

Le dernier né de la saga TZ

Nombreux sont les photographes qui ont eu un jour un Panasonic TZ entre leurs mains. Pas toujours parfaits face à la difficulté de concilier qualité optique, compacité et performance, les TZ constitue une lignée précurseur du marché des compacts Ultra Zoom. Si les derniers TZ70/TZ80 n’avait pas apporté leur lot de franches nouveautés, le TZ101 place la barre un peu plus haut et tente de s’attaquer aux compacts expert, tels que le RX100 de Sony. Y parvient-il ?

Ce qui fait le succès d’un compact Ultra Zoom ce sont avant tout ses qualités liés à leur grossissement. Ici compte tenu du « gros » capteur et de la taille voulue dans le respect de ce qui s’est déjà fait dans la gamme TZ, le zoom reste ici un « petit » X10 offrant une plage de focales de 25mm à 250mm. La prouesse est à saluée tant la taille du capteur 1′ impose des contraintes optiques compliquées à traiter dans aussi peu d’espace. L’ouverture reste dans la norme avec un modeste f2.8 en grand angle et un f5.9 à fond de zoom. On ne peut blâmer Panasonic qui offre ici le meilleur compromis.

Un Ultra-Zoom expert ?

Le boitier TZ101 compte tenu de ses fonctionnalités peut prétendre à la classification de Compact Expert, tous les canons du secteur étant réunis. Il reste un peu en retrait malgré tout en raison de ses caractéristiques d’ensemble (ouvertures) mais préserve l’essentiel, la rapidité d’obturation et la qualité d’image. Si nous n’avons pas poussé tous les tests, les résultats sont très bons à 800 ISO, ce qui atteste le bon qualitatif assuré par le nouveau capteur (déjà vu sur le Panasonic Lumix LX15).  Les fonctionnalités PASM sont bien présente et la bague autour de l’objectif permet d’accéder à certains réglages (comme l’ouverture en mode priorité ouverture).

On retrouve un certains nombre de mode « gadget » mais qui permettront à tous les utilisateurs d’y trouver leur compte. A noter la présence du mode panorama par balayage mais qui n’atteint toujours pas la définition offerte par les compacts haut de gamme Sony et même par les smartphones. On notera à ce propos que des iphones ou les derniers smartphone Samsung font bien mieux en la matière. Cela nous étonne toujours autant.

Premiers pas sur le terrain

Le verdict du terrain est toujours le critère principal à prendre en compte. Si le compact est bien fini et plutôt joli, nous l’avons mis à l’épreuve dans des conditions parfois compliquées. A la sortie de boite, le TZ101 se pilote sans difficultés pour un connaisseur de la marque Panasonic. Pour les autres, il faudra se plonger dans les arcanes du manuel pour comprendre son fonctionnement, parfois surprenant compte tenu de la multitplicité des réglages.

Le premier test consiste à prendre l’appareil dans une poche zippée d’une main, l’allumer et prendre une photo. Sur un plan juste pratique, l’interrupteur coulissant est un vrai plus. il permet d’un coup de doigt de l’allumer puis avec l’index de faire le focus et de prendre une photo. Dans la majorité des cas on y arrive simplement (même au ski lorsqu’on est sur un tire-fesse). Le seul « hic » est qu’avec l’écran tactile et la densité importante de boutons au dos de l’appareil, une fois sur deux nous avons cliqué soit sur l’un d’entre eux, soit tourné une molette. Bref, avec beaucoup de fonctionnalités c’est bien, tout regrouper sur un appareil, qui plus est dispose d’un écran tactile cela complique. Cela signifie qu’avec un temps de démarrage relativement court, il est possible de saisir un évènement sur le vif tant soit peut qu’on ait 1 à 2s devant soi.

La où Panasonic doit encore progresser dans son ergonomie, c’est dans l’accessibilité du bouton de déclenchement de la vidéo. Le bouton est relayé sur le haut de l’appareil et reste au final peu accessible. La temps de latence du début de la vidéo nous est apparu un poil long ce qui fait qu’on peut être tenté d’insister et par un effet pervers, de stopper immédiatement l’enregistrement. Peut être, faudra-t-il sur son successeur trouver une meilleure préhension de ce bouton ou mieux le déplacer au dos de l’appareil comme cela semble de plus en plus la norme.

Compact, le TZ101 ne l’est pas forcément pas autant qu’un TZ80 ou un RX100. La faute à un objectif un peu plus volumineux en raison du capteur 1′. Cela signifie qu’il ne pourra pas tenir dans une poche de chemise ou de pantalon. Dans l’ensemble il reste moins volumineux qu’un LX100.

Que faut-il retenir de cette prise en main

Le TZ101 propose quelques détails intéressants sur lesquels nous ne nous sommes pas attardés. Notre objectif était de voir si dès la sortie de boite, il était facile à prendre en main. Comme un Panasonic de la gamme expert, les fonctions sont multiples et on accèdera aux fonctions de base sans recourir au manuel. En revanche, pour toutes les fonctions plus avancées, l’étude du manuel pourra être nécessaire.

L’adoption d’un port microUSB en lieu et place du port propriétaire ouvre des perspectives intéressantes pour les baroudeurs et randonneurs. C’est un point à noter.

Les qualités photographiques sont au rendez-vous a offre un gap substantiels face aux autres TZ et hisse Panasonic à un niveau très intéressant. Il faut dire qu’à plus de 600€ en magasin, on ne peut pas s’attendre à moins. Le rapport qualité prix de l’appareil est selon nous exagéré. Nous vous conseillons d’attendre encore quelques mois et d’attendre sa baisse de prix. A ce prix là, on atteint une gamme de prix d’appareils reflex. A moins de rechercher la compacité, il faudra se poser les bonnes questions au moment de l’achat.


Cinq clés pour reussir vos photos du 1er de l’an

Armé de votre smartphone vous vous rendrez samedi soir chez vos amis. Bien sûr le cliché de minuit sera le clou du spectacle en espérant bien sûr que dame modération vous aura laissé un peu de répis pour conserver un peu de lucidité.

1. Désactivez le flash LED de votre smartphone 

On ne le sait pas toujours mais le flash des smartphones avec sa courte portée est un facteur de photos ratées. En mode lampe de poche c’est utile mais pour la photo si on ne sait pas la manier cela peut engendrer des effets indésirables comme une mise en avant des 15 bouteilles en premier plan sur la table. Au mieux collez un bout de scotch translucide opaque (marque 3m ou équivalent), pour atténuer l’impact lumineux.

2. Utilisez le mode rafale 

La majorité des téléphones sont maintenant équipés d’un mode de photo en rafale. Ce mode au delà de saturer votre stockage si on en abuse, a la particularité de contourner l’absence de stabilisateur optique. Cela vous permettra de trouver la photo la moins floue et de sélectionner parmi celles qui sont les moins compromettantes pour vos amis.

3. Posez le smartphone

L’appui est une solution à privilégier, la lumière n’étant généralement pas idéale et le smartphone étant obligé de jongler entre augmentation de la sensibilité et baisse de la vitesse de prise de vue. En donnant un appui vous supprimerez le flou de bougé qui rajoute la aussi une dégradation de la qualité de la photo. Conjugué à la minuterie (prise de vue au bout de 2s, 5s, etc…) accessible dans les réglages de la majorité des smartphones vous aurez limité au maximum le flou de bougé.

4. Prendre une vidéo et en extraire les meilleurs clichés 

La vidéo est depuis toujours un moyen intéressant pour récupérer des clichés et d’autant plus avec le format 4K qui offre une définition théorique de 4096×2160 une définition largement suffisante pour faire une impression papier. Souvent il y a une fonction qui est ajoutée à la vidéo 4K c’est une stabilisation électronique qui offre un contournement à l’absence de stabilisation optique en mode photo. Si ce n’est disponible que sur de rares modèles, la vidéo 4K (ou définition inférieure) en 60 images secondes peut procurer un mode intéressant pour extraire plus tard des clichés acceptables. Il vous suffira ensuite d’une simple capture d’écran du smartphone lors d’une pause vidéo pour obtenir un cliché. Pour un meilleur rendu,  Il vous faudra en revanche un ordinateur et un logiciel de montage vidéo pour extraire.

5. Utiliser des accessoires complémentaires : la perche stabilisée 

L’un des produits stars de 2017 devrait être la poignée stabilisée. En 2016, la perche a selphies était un « must have ». L’apparition de perches stabilisées issues des supports caméra pour drones de loisir va offrir une solution intéressante et bien plus performante que les stabilisateurs optiques intégrés dans les smartphone haut de gamme. Opérant sur trois axes, ce mode de stabilisation actif particulièrement adapté à la vidéo s’adapte parfaitement à la prise de clichés. Si vous avez eu ce très cher gadget à Noël, ne l’oubliez pas !

Bonus. Ne pas prendre de photos….

C’est peut être ça la meilleure solution. On regrette parfois les photos publiées à la vas-vite dans les réseaux sociaux. Et si ne pas prendre des photos à tout bout de champ était votre bonne résolution de 2017… Bon réveillon à tous et meilleurs vœux pour la nouvelle année !


Pourquoi privilégier les produits reconditionnés ?

L’achat des produits les plus haut de gamme dont ceux d’Apple est un véritablement investissement qui peut apparaître comme disproportionné par rapport au service rendu. 

Il existe cependant plusieurs moyens d’acquérir de tels produits à prix réduit. Pour cela il faut se tourner vers le destockage de séries précédente ou de sur-stocks, le recyclage et l’occasion. Intéressons-nous au recyclage ou plutôt le reconditionnement.

Le commercialisation de produits recyclés s’est développé ces dernières années et prend plusieurs formes :

  • des retours en « satisfait ou remboursé »
  • des produits en retour Sav réparés
  • Des produits, provenant de flottes, de modeles de présentation en boutique,… reconditionnés soit par des sociétés spécialisées soit directement par les constructeurs.

Attention à la provenance des produits

Les produits reconditionnés peuvent provenir de différentes filières et c’est souvent de la que peuvent provenir les problèmes. De nombreuses sociétés se sont faites les spécialistes du reconditionnement de smartphones issus des sav, des flottes professionnelles ou des rachats de modèles d’occasions. Rachetés à bas prix ils remettent « en fonctionnement  » ces appareils. Plusieurs niveaux de reconditionnement sont souvent proposés :

  • Remis à neuf : l’appareil est fourni dans un état esthétique et de fonctionnement conforme au produit au moment de sa vente. Dans ce niveau le plus haut, certaines parties comme les batteries, le stockage ou les écrans peuvent avoir été changés.
  • Grade A ou 1 ou équivalent : l’appareil peut avoir de très légères effleurement. L’utilisation du précédente est imperceptible. Souvent certains éléments comme la batterie peuvent etres changés.
  • Grade B et supérieur : les traces d’utilisation sont visible. L’appareil peut n’avoir subit que des tests.

Les niveaux de reconditionnement ne font l’objet d’aucune norme commune et cela peut être une source d’insatisfaction. Nous avons exploré plusieurs filiaires et a ce jour la plus fiable est « reconditionné a neuf par Apple ». Les grands acteurs du marché de la VPC s’y sont mis et la aussi il faudra bien faire attention si c’est le VPCiste ou un fournisseur en marketplace qui propose ces produits. Dans le premier cas le VPCiste engage sa réputation et s’engage donc à traiter les retours de produit. Dans l’autre cas c’est plus aléatoire. Dans tous les cas regardez les commentaires des utilisateurs cela peut être une source précieuse.

Garantie légale

Par le fait que la provenance des produits est en seconde main, la garantie proposée est très variable. Certain constructeurs ont ainsi développé le « reconditionné par » comme Apple, un gage de fiabilité supplémentaire.

Souvent réduite à trois mois, cette garantie est étendue dans le cas d’Apple à un an, un délai suffisant pour valider un bon fonctionnement. Il faut aussi jouer avec la confiance avec le vendeur notamment quand le magasin à pignon sur rue et joue aussi de sa réputation. Nous avons souvent eu recourt à ce mode de « recyclage » pour des optiques photo le test terrain restant obligatoire avant l’achat.

En tout état de cause, le cadre légal reste malgré tout assez flou bien que couvert par le code de la consommation, une prestation de service étant bien proposée. En toute logique un produit qui est repasser dans la chaîne de valeur du constructeur devrait bénéficier de la garantie légale de 2 ans. Sur ce point il a été particulièrement compliquer de démêler le vrais du faux.

Un plus financier

Selon notre expérience et en regard des statistiques, un produit déflectueux se déclare très vite. Les autres problèmes viennent souvent des conséquences d’une utilisation inadaptée ou de l’obsolescence programmée chose sur laquelle le consommateur est tributaire aujourd’hui faute d’avoir une véritable volonté des gouvernements de traiter le sujet sérieusement.

Pour le consommateur, les produits reconditionnés sont malgré tout l’occasion d’économiser entre 25 et 50% du prix du neuf constructeur. Attention toutefois à bien comparer le prix entre reconditionné et neuf ce n’est pas toujours aventageux surtout pendant des promotions, les soldes ou lors de destockages quand la nouvelle génération de produits arrive.

Il y a cependant un constructeur souvent décrié pour son impact environnemental qui paradoxalement joue parfaitement le jeu de la « seconde main » et ceci depuis des années. C’est Apple. Loin de la l’idée d’en faire la publicité mais plutôt de mettre en avant l’excellence du reconditionnement. Batteries neuves, produits cosmétiquement quasiment parfaits, boites d’origine, etc… il est souvent très dur de les distinguer des produits neufs. Certains produits auraient même un nouveau numéro de série compatible avec Apple Care.

Avoir une approche politique du reconditionnement 

La taxation appliquée aux produits neuf, appelée « ecotaxe » devrait être adaptée sous une forme positive (bonus) aux produits repassés dans le cycle industriel et qui sont reconditionnés. À partir du moment où on développe le ré-emploi il n’y a pas de raison que le consommateur ne puisse pas en bénéficier sous une forme de « bonus » positif (puisque c’est la logique actuelle). Il y a manifestement un travail à faire par les politique sur ce point. Réduire le nombre de produits jetés est l’un des enjeux actuels face à la pollution et aux réchauffement climatique. Développer le reconditionnement est plus intéressant que le simple recyclage.

Que peut-on conclure ? 

Le reconditionnement est un mode d’achat très intéressant mais qui demande un certain niveau de prudence pour apprécier avant l’achat le risque qu’on prend. La garantie proposée reste aujourd’hui le meilleur indice pour l’apprécier. Optez donc pour les filiaires industrielles qui peuvent offrir la garantie technique la plus importante. 

Malgré tout cette forme d’occasion reste dans l’ensemble un domaine où il est nécessaire dans nombre de cas d’avoir une connaissance technique pour déjouer « l’entourloupe ».  Il est important de se renseigner sur les filiaires pour comprendre comment le produit qu’on achète a été traité. Il faut éviter les modes de distributions ou l’acheteur aura très peu de recours (vendeur à l’étranger, marketplace,…) et faire en sorte de s’adresser directement à une société connue et reconnue. Il faut retenir que pour le consommateur cela reste une vraie piste pour moins dépenser. Un consommateur averti tirera son épingle du jeu.


Lumière bleue, un risque sous évalué 

Rivés sur notre écran d’informatique toute la journée, navigant sur notre smartphone dans les transports en commun et regardant à la maison un film sur notre tablette, notre journée est de plus en plus occupé à la lecture d’écrans. Même pour la cuisine, il n’est pas rare de troquer son livre de cuisine pour un écran la informatique.


Cette exposition toujours plus importante aux écrans s’accompagne d’un certain nombre de risques pour la santé qui sont encore aujourd’hui sous évalués. La lumière bleue est une partie du spectre émis par les écran à LED qui se sont généralisés et c’est cette portion d’émission lumineuse qui est la cause d’une partie des effets néfastes pour la santé.

Dans une utilisation courante, elle contribue à l’accroissement de la fatigue et à l’apparition de maux de tête. Ces troubles peuvent être souvent attribués à une perte de vision mais souvent dans les faits c’est l’inverse. Les troubles de la vision sont souvent la conséquence de cette fatigue excessive. 

Même en respectant scrupuleusement les règles d’usage des écrans (repos régulier, exercices de focus, etc…), l’effet de la lumière bleue est indéniable.

En soirée il est d’ailleurs largement reconnu qu’il faut stopper l’usage d’écran à minima une heure avant de se coucher. La lumière bleue favorise l’éveil et perturbe le mécanisme du sommeil. Pour les parents cela amène une vigilance accrue face à l’usage continu des smartphones des l’adolescence. Dans des cas d’usage intensif et au lit, le sommeil sera durablement perturbé et les « performances » scolaires peuvent être sensiblement affectés par un sommeil de mauvaise qualité.

Que faut-il faire ?

Le principe de précaution impose déjà de réduire tant que possible l’usage des écrans en dehors de la sphère professionnelle. Avec nos usages actuels c’est souvent un vrai défi. C’est particulièrement important pour les plus jeunes.

Dans tous les cas, même si cela à un coût, l’achat de lunettes filtrant la lumière bleue chez un opticien (environ 50€ les deux verres) reste une solution particulièrement efficace. Pendant six mois nous avons testé (et désormais adopté) l’usage de verres filtrant. Et le résultat nous est apparu inespéré. Nous avons pu apprécier ce que, désormais, les ophtalmologistes parlent de mal sous-jacent à l’usage d’écrans à technologie LED.

Grace à une mesure du sommeil par l’intermédiaire d’une montre d’activité il est apparu un gain substantiel de l’ordre de 1h de sommeil à usage équivalent. En fin de journée, la fatigue visuelle s’est également largement estompée. 

Attention à la qualité des verres

L’offre alternative s’est développée et désormais on trouve en magasin informatique ou sur internet des lunettes affirmant filtrer la lumière bleue. Nous avons essayé plusieurs lunettes différentes et le verdict reste sans appel. Dans plusieurs cas, la configuration de ces lunettes a généré une gêne parallèle soit en raison de la forme même de la lunette soit des reflets. L’effet positif du filtrage a été finalement largement estompé par d’autres désagrément. N’hésitez donc pas à recycler une paire de lunette de soleil ou d’ancienne lunettes de vue et y faire installer des verres adaptés.

Le verdict

Nos écrans sont une nouvelle source néfaste pour la santé et il convient de l’apprécier. Les générations actuelles (dites Y) sont aujourd’hui les plus impactees en raison de l’usage grandissant des nouvelles technologies au quotidien. À l’heure où sous le sapin nombreux vont trouver un smartphone ou une tablette, il convient de prendre conscience des risques encourus par une exposition grandissante aux écrans LED. Les troubles neurologiques et de la vision se déclarent souvent au bout de nombreuses années. Il est important de se protéger des maintenant pour éviter le pire.


Casio Exilim Fr110h ou comment filmer dans le noir ?

Après les caméras qui déshabillent par Sony, c’est au tour de Casio de se lancer le pari hasardeux de pouvoir filmer dans le noir ou plus précisément d’être capable de capter le moindre « lux » diffusé.


La promesse peut paraître séduisante mais est très vite modérée par les contraintes que cela sous entend. Non seulement la prise d’image fixe est figée au full HD mais la prise de vidéo à la même définition ne dépasse pas 30 img/s. Cela limite l’usage de cette caméra à un marché de niche. 

Casio utilise un capteur CMOS rétro éclairé de 1,9 millions de pixels de 1/2.8 inch. L’intérêt du système bien plus  l’appareil en lui même qui gérerait le multi-cameras et qui dispose d’une focale grand angle de 20mm. Doté d’un écran de visée de 3 pouces (favorablement plus important que ses concurrents) ce dernier peut se détacher et permettre le contrôle à distance de la caméra. L’intégration de la stabilisation optique est un plus indéniable (3 stops).

La caméra semble cependant aussi légère (moins de 100g) qu’elle est peu autonome (1h de vidéo) ce qui ne s’avère pas forcément très pratique quand on travaille dans l’obscurité.

Pour les européens il faudra se servir pour le moment en Asie. Elle y sera commercialisée exclusivement à partir du 9 décembre. 


Garmin Forerunner 15 – retour d’expérience

Les montres connectées et de sport ont le vent en poupe. Garmin est comme ses concurrent très actif sur un marché particulièrement porteur. Les Forerunner 15 sont une évolution des modèles « 10 ». Après près d’un an d’utilisation, nous avons souhaité faire un retour d’expérience tant en terme de fiabilité que d’usage.

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Le modèle que nous avons testé est un modèle Large officiellement dédié aux hommes mais n’importe quelle femme pourra la porter, ta taille n’étant pas outrancièrement grande.

La première question qui se pose est de savoir si une telle montre répond de façon générales aux attentes portées en regard de sa fiche technique. Modèle très simple, qui ne propose aucune connectivité avancée (Bluetooth ou Wifi), elle répond à un usage tant quotidien que pour des petites sorties. Utilisé aussi bien pour de la randonnée que des sorties cyclistes (attention il n’existe pas de mode cycle sur la forunner 10/15), on ne peut que constater que la capture GPS est dans l’ensemble fiable même si elle n’est pas aussi précise que notre modèle de comparaison le Garmin Etrex 10.

La montre ne produit pas directement de fichier GPX. Il faut passer par le portail Garmin Connect pour récupérer le fichier de trace GPX. A aucun moment nous n’avons ressenti une gène sur la capacité de stockage limitée de la montre. Mais une semaine en randonnée sans possibilité de se synchroniser avec Garmin Connect, peut poser des problèmes et vous faire perdre une partie de vos captures.

Des défauts rédhibitoires ?

Quand on achète un produit grand public d’une centaine d’euro on peut légitimement s’attendre des différences avec un modèle haut de gamme comme la Garmin Fenix 3. Il y en a bel est bien mais pour un jogger du dimanche, elle est suffisante. L’autonomie de la montre est au quotidien très acceptable avec une durée sans recharge de deux semaines (Garmin annonce 3 semaines). Cette autonomie est bonne. En revanche en capture GPS, il est difficile de 6h d’autonomie avec une montre chargée à bloc. Garmin annonce une autonomie de 8h, en pratique nous n’y sommes jamais parvenus. Elle n’est donc pas adaptée aux randonnées ou aux trails longue distance.

L’autre problème vient de la sensibilité des boutons de la montre. Avec un léger affleurement d’un vêtement il peut arriver que sans le faire volontairement on stoppe la capture GPX. C’est problématique. Bien que l »utilisation de boutons est dans ce cas préférable à du tactile, on pourra reprocher à Garmin de ne pas avoir implémenté une fonction lock qui désactive les boutons.

Mais, ce que nous a le plus déranger est la solidité de la montre dans son ensemble. Après 6 mois d’utilisation, le cadrant était sensiblement rayé alors qu’il n’avait pas fait l’objet de frottements intempestifs. Selon nous, la vitre en polycarbonate ne propose pas une résistance suffisante. L’autre point noir provient du bracelet qui a rendu l’âme après un an d’utilisation 7j/7 24h/24.. La conception du bracelet avec ses petits trous au centre introduit une faiblesse.

La conclusion

Si la forerunner 15 reste particulièrement adaptée à une utilisation occasionnelle, elle montre ses limites sur les longs parcours et sur son utilisation dans des conditions un peu extrèmes. Mais au final compte tenu du profil des utilisateurs ciblés (jogger occasionnel) elle ne présente pas de défauts majeurs. SI vous entendez la porter quotidiennement, attention à l’usure du bracelet. Mais on en trouvedes modèles de rechange pour une vingtaine d’euros.


Otter Alpha Glass pour iphone 6/6s

La protection de l’écran de votre smartphone reste une assurance souvent à petit prix en regard de la protection qui est proposée. Mais dans un secteur où l’offre est pléthorique, il est parfois bien difficile de faire un choix et d’être certain que la protection est efficace.

Otterbox reste avant tout une marque qui se sert très largement en Chine en reproduisant la mauvaise habitude de mettre sa marque sur des produits qu’on retrouve partout ailleurs. C’est notamment pour les coques de smartphone, les chargeurs ou tout accessoires technologique.

Il y a cependant un domaine où les distributeurs ont une attention particulière, celle des protection en verre pour smartphone. Cette protection fragile doit faire l’objet d’une fabrication soigneuse (ou à minima maitrisée) et d’un emballage suffisamment résistant pour qu’elle n’arrive pas en miette chez le consommateur.AlphaGlass02

L’amballage est sérieux et suggère un produit haut de gamme. Le minimum y est. En plus de la vitre on retrouve une lingette alcoolisée pour le nettoyage de l’écran et un chiffon pour essuyer le tout. La vitre est recouverte de deux films de protection colorés qui sont enlevés tour à tour au moment de la pose.

Qui a déjà posé une vitre de protection sait qu’il est courant soit de devoir s’y reprendre à deux fois soit de ne pas parvenir à éviter le petite poussière qui gâche tout.  L’écran 4’7 de l’iphone a l’avantage de la taille par rapport aux smartphones concurrents qui sont plutôt en plus de 5′. En théorie cela facilite la pose.

Ici cela se confirme mais la bonne surprise vient de l’écran de protection qui se pose parfaitement sur l’écran parfaitement nettoyer. La rigidité et la surface parfaitement plane de l’écran en verre facilite son positionnement sans bulle et à la première pose.

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La forme de l’écran épouse les formes de l’iphone de façon suffisamment large pour tolérer une pose légèrement en décalage. Toutefois on peut quand même reprocher qu’il manque quelques dizaines de millimètres pour dépasser légèrement la largeur de l’affichage, la faute probablement à un écran trop incurvé sur les bords. La camera frontale ne souffre d’aucune conséquence fâcheuse, le dégagement de l’écran étant suffisant.

L’écran répond-il au contrat ? Avec notre coque qui couvre parfaitement les bords de l’iphone, l’écran jouera bien son rôle. En revanche si vous n’aimez pas les coques, l’écran a un bord plutôt saillant qui pourra être accroché dans une poche de pantalon. C’est ce genre de détail qui différencie les écrans haut de gamme des autres produits. Le revêtement est en revanche parfaitement lisse et permet une utilisation du tactile très proche de celui de l’écran de l’iphone seul. Dans notre utilisation, et en pinaillant, nous avons constaté cependant une possible limitation du tactile sur l’extrême bord de l’écran, mais rien qui ne remet en cause un fonctionnement normal de l’iphone.

Conclusion

A un prix qui oscille autour de 15€ selon les fournisseurs, l’Otterbox Alpha Glass répond parfaitement au contrat. Il faudra cependant voir sur la durée pour évaluer sa longévité, ce que nous manquerons pas de faire.

Note de la rédaction : 15/20.


Panasonic DMC-LX100, le grand oublié des compacts experts

Quand on choisit un compact expert c’est sans arrière pensée. Nous recherchons un appareil solide, performant, et offrant des réglages variés pour sublimer la prise de vue. L’arrivée des appareils hybrides avait changé un peu le donne, rajoutant un échelon supplémentaire de choix. Il faut dire que, bloqué sur des petits capteurs, le compact hybride a eu bien du mal à résister à la baise drastique des prix des reflex d’entrée de gamme qui proposaient au final bien plus pour moins cher…

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C’est l’histoire d’un LX100…

Certains avaient même prévue une belle mort pour des appareils trop élitistes en terme de prix et bridés par leurs caractéristiques techniques. En 2015, certains ancêtres ont bien du mal à survivre, tels que Fuji X30 ou Canon Powershot G16 face à une nouvelle génération de compact qui a su prendre l’appel d’air des appareil hybrides. Lignes compactes, plus gros capteurs, ils sont désormais armés pour retrouver une place plus dorée. Dans la presse deux ténors tentent de se partager le marché les Sony Cybershot RX100 dans plusieurs déclinaisons, et les Canon Gx (G1x, G7x, G3x…). Peu de place est laissée aux autres.

Compacts, d’une belle finition, ils annoncent la couleur avec des spécifications alléchantes (faible ouverture, fonctions PASM, réglages à foison, et un capteur plus gros 1′). A renfort de publicité et d’articles élogieux, ces appareils ont une grande visibilité vis à vis des amateurs experts.

Comme dans chaque histoire, il y a des adversaires malheureux, et dans notre cas c’est un certain Panasonic DMC-LX100. Les fiches techniques ont aujourd’hui une prépondérance dans le choix alors que la réalité du terrain peut être tout autre. Hérité des LX1, LX2, LX2 et du plus controversé LX7, le LX100 reste dans une grande tradition de compact expert qualitatif chez Panasonic. Sur ce modèle, on sent clairement les affinités avec le partenaire Leica.

Sorti un peu à contretemps de ses concurrents, il subit la loi du commerce et n’est présent en rayon d’un magasin sur dix ce qui n’aide pas non plus face au RX100, roi de la grande distribution. Et autre écueil, Panasonic poursuit sa stratégie de déploiement de sa gamme hybride et lance en face du LX100 le GM1 puis le GM5, des hybrides relativement compacts. Bref, notre ami LX100 se retrouve dans une situation commerciale bien fâcheuse.

Des spécifications trompeuses

Officiellement la course aux pixels, un best des années 2010, s’est terminée. Dès lors ce n’est plus une mauvaise idée de baisser la résolution d’un capteur. La majorité des fabricants (sauf Sony) l’ont fait sans que cela se remarque forcément. Sur le LX100, ce sont les choix techniques qui handicapent la résolution de l’appareil avec le maintien, comme sur les précédents LX, du choix  d’un ratio d’image du 1:1 au 16:9 rognant la zone de capture sur le capteur. Et hop d’un coup le capteur 4/3 16mpix perd 4 millions de pixels sur ce simple choix au combien discutable. Du coup avec 12mpix, le LX100 fait office de parent pauvre du secteur.

Remontons quelques années plus tôt, où le fait d’avoir 5 millions de pixels était un luxe… De façon plus pragmatique, ces 12 millions de pixels pourront être pénalisant pour des tirages en A3 de photos recadrées. Pour Rappel la résolution classique des tirages est de 300 dpi (soit 300 points sur 2,54cm). Autant dire que la résolution du LX100 est largement suffisante pour du A4. Autre élément important, le micro contraste. Sur les RX100 et G7X, le gain effectif des 8 mpix supplémentaire n’est pas significatif au delà de la plus faible sensibilité. La montée progressive du bruit gomme l’avantage de cette plus forte densité et au final en basse lumière le LX100 sort vainqueur.

Édit 05/12/16. En pratique sur des impressions d’Album Photobox en double A4, il faut bien reconnaître que la « faible » résolution ne semble pas pénalisante à défaut de rendre un rendu aussi clair qu’une photo 24mpix full frame. La qualité du micro contraste et de la gestion du bruit permet d’effectuer des tirages assez larges.

Avec un gabarit supérieur aux RX100 et G7x, il s’affirmerait moins séduisant. Sauf que ce que ne disent pas les comparatifs, le LX100 ne joue pas dans la même cour. Le LX100 se rapproche plus d’un Panasonic GM5 ou d’un Sony p6000 que d’un RX100 de part ses spécifications. Déjà son capteur est plus gros. D’autres part son objectif, bien que fixe, se rapproche plus d’un caillou à 800€ que d’un vulgaire bitoniau collé devant un capteur de compact. Les spécifications de son objectif sont remarquables et son travail à hautes sensibilités est transcendé par le mode RAW (également disponible sur le RX100 et le G7X).

Le LX100 va surtout vous replonger dans un passé pourtant pas si lointain, celui d’appareil aux multiples réglages accessibles directement. Tout ou presque est accessible avec des boutons d’accès direct, une situation paradoxalement déroutante pour la majorité des utilisateurs. Pas de menu global, pas d’écran tactique, est-ce une faute de goût ? En tout état de cause, ce ne serait pas dans le sens de l’histoire…

RX100, G7X ou LX100 ?

Dans le monde des semi-conducteurs et de l’informatique grand public, l’argumentaire commercial a souvent le dernier mot. La compacité des RX100 et G7X combiné avec d’excellentes prestation photographiques en font des outils remarquables mais, parce qu’il y a un mais peuvent laisser un arrière goût. Le RX100 n’arrive qu’à partir du mark 3 à le cheville du LX100 question optique et côté prix ce n’est plus la même histoire. En matière d’ergonomie le LX100 se rapproche plus de ce qu’on attend d’un appareil expert avec nombre de réglages directs. Les G7X et RX100 ont de leur côté l’énorme avantage de tenir dans une poche de chemise et finalement d’offrir, dans un taille réduite, un excellent compromis entre qualité d’image et performances globales. Le LX100 s’affirme presque comme un bon compromis entre Canon G1X mk II et Canon G7x.

Ces faits sont là pour affirmer haut et fort que le LX100 de Panasonic mériterait une meilleure place dans l’estime des critiques et même des utilisateurs. Le RX100 fait payer le prix fort de ses spécifications. Il peut malgré tout laisser les utilisateurs sur leur faim. Le G7X en véritable outsider sait profiter des parts de marché qui restent et pourtant sur bien des points a encore une marche de retard (mode de charge, gestion des panorama, vidéo, …).

Il faut se rappeler que le choix d’un appareil est dicté par ses habitudes photographiques. Avec un objectif débutant à 24mm avec  une ouverture de f1.7 et au pire f2.8 aux focales supérieure, le LX100 est imbattable sur le créneau des compacts experts dans sa maîtrise de la lumière. Son ergonomie lui donne un petit air de Leica, on n’aime ou on n’aime pas. L’amateur qui recherche avant tout d’une bonne gestion de la sensibilité, ne peut passer à côté de ce LX100 dont l’objectif est à ce jour sans équivalent dans la gamme micro 4/3. Le randonneur soucieux du poids va préférer probablement le G7X plus polyvalent en terme de focale et disposant d’une bonne autonomie comme le LX100. Bizarrement le RX100 qui est le plus vendu des trois, profite surtout de sa bonne presse et d’un atout, celui d’avoir été l’un des premiers de la série des compacts expert à gros capteur.

Conclusion

Dans la démarche d’achat, il faut considérer tous les contraintes et habitudes qui décrivent votre activité photographique personnelle, et peser ce qui sont pour vous des caractéristiques non négociables (cela peut être le prix), et ce qui convient d’apprécier comme convenables ou non. Aujourd’hui l’atout majeur d’un appareil par rapport à un autre est sa capacité à délivrer une meilleur qualité d’image dans vos conditions d’utilisation et dans votre budget. C’est aussi la raison pour laquelle, nous sommes souvent sur la réserve face aux essais parus dans la presse qui ne relativisent pas les performances des appareils et qui sont souvent trop ou pas assez critiques.

Dès lors le RX100 est l’exemple même de l’appareil qui fait envie à tout le monde (certains auraient même abandonné leur reflex pour lui !) mais qui dans les faits reste handicapé par certaines de ses spécifications techniques. Il faut en effet arriver au mk3 à 750€ pour bénéficier d’un objectif 24mm, d’une ouverture plus favorable et d’un viseur électronique. Pour être concret le G7x fait mieux. L’ergonomie du RX100 est aussi perfectible avec l’absence de grip qui pénalise sa prise en main. Manifestement les concepteurs ne font jamais de photo au long cours. L’excellence de la fiche technique ne doit pas faire oublier qu’il ne s’agit pas d’un simple objet pour briller en société. Dans ce cas optez pour le dernier iphone !

Ne jetons pas la pierre à Sony, ne faisons pas trop de louanges à Panasonic ou à Canon. Le LX100 est un appareil bien né qui nécessite plus d’égards de la part des commerçants et des utilisateurs. Ses spécifications et son ergonomie ne plairont pas à tout le monde. Il faut simplement se rappeler que la résolution ne fait pas tout. Regardez du côté de Sigma qui avec ses capteurs Foveon délivrent de plus faibles résolutions sans pour autant négliger la qualité d’image…