Category: Photographie

Kodak LS743, la promesse d’un photo sans bruit electronique


Nous sommes en 2004. Kodak est un acteur historique de la photographie et tente de se faire une place dans le monde du numérique. Il enchaîne les produits différents à défaut d’être totalement innovants. 

Deux ans avant de lancer son appareil à double objectif, l’Easyshare V570, il va proposer les LS743 et LS753 deux appareils 4 et 5 millions de pixels plutôt moyen de gamme qui sont le fleuron de la marque en marge des reflex.

À cette époque l’écran 1,8 pouces est le standard et l’appareil embarqué déjà un port SD qui constitue le standard en 2017. Avec son zoom 2.8x il assure propose un bon compromis en terme de qualité optique à défaut de se montrer très réactif.

Très compact dans la main, il produit des clichés dans la grande tradition des films kodachrome orientés vers le bleu. Les couleurs sont saturées, aujourd’hui on dirait trop. Le zoom d’un équivalent 36-108 ouvre au maximum à f3.0 un bon chiffre compte tenu de la gamme de l’appareil à l’époque. Faute d’avoir une lampe d’assistance de l’autofocus, l’appareil a une mise au point qui est très vite dépassée des que les conditions de lumière diminuent. Autant dire que cela limite le champ d’utilisation. 

Kodak promettait avec son appareil un rendu largement amélioré à 400 ISO. Dans les faits, c’était un prix d’un traitement électronique assez fort. Bref pas de véritable promesse tenue si on se place en 2017. Mais en 2004, la maigre amélioration sur un compact grand public était déjà un grand pas de franchi.

Ce LS743 reste en main assez peu confortable à la fois trop étroit en hauteur et un peu épais. Les boutons donnent l’impression, aujourd’hui, d’avoir un jouet en main. C’est pourtant la ligne marketing de l’époque chez Kodak, peut être façon de retrouver l’esprit d’un instamatic 100.

Cet appareil n’aura pas laissé beaucoup de traces dans l’histoire de la photographie numérique probablement ce augurera de la chute vertigineuse du géant americain. 


Tablettes : Retard tactile, un défaut sous-estimé

Dans la chaine de production photographique, la tablette tactile prend une place de plus en plus importante. Mais rares sont aujourd’hui les tablettes qui disposent d’une couche tactile compatible Wacom permettant de retranscrire avec justesse la pression et la position d’un stylet. Cette capacité reste cependant indispensable pour qui souhaite procéder à de la retouche photographique sur une tablette.

Le retard tactile, le délai entre le moment où une action est effectuée et celui où la dalle prend en compte cet ordre, est appréciable de façon différente qu’on utilise l’appareil pour naviguer sur internet, pour prendre des notes ou pour dessiner.

adonit-dash

Quand on a utilisé un Samsung Galaxy Note 4, on sait apprécier ce que signifie réactivité  sur les actions faites au stylet. C’est tout justement remarquable car ce smartphone dispose d’une couche spécifique pour répondre aux commandes du stylet S-PEN, l’un des meilleurs stylets disponibles sur plateforme mobile. Si on utilise un stylet capacitif (qui simule un doigt), on se rend très vite compte du retard tactile. Le trait est moins fluide et on constate un décalage entre l’action de déplacer le stylet et le trait qui est dessiné.

De génération en génération, les fabricants se focalisent sur des détails plus fort en matière de marketing qu’en productivité. Les sigles en tout genre fleurissent, les écrans voient leur luminosité augmenter mais malheureusement, hormis chez Apple, qui est le roi des performances du tactile dans le domaine des tablettes, il n’est pas rare de génération en génération de voir les performances dynamiques des dalles tactiles baisser sensiblement.

Nous avons donc testé le ressenti tactile sur plusieurs tablettes en utilisant le style Adonit Dash 2, l’un des meilleurs stylets capacitif actifs du marché. Et nous sommes allés de surprise en surprise. Les premiers candidats furent le Huawei Mediapad M2 et l’Asus Zenpad 3S Z500, deux out-siders pouvant  être équipés chacun d’un stylet maison. Avec notre « Dash », il faut bien reconnaitre que les résultats étaient particulièrement mauvais. Les traits sont difficilement droits et le retard tactile perçu empêche sensiblement de procéder à un travail sérieux. Espérons que les deux constructeurs font mieux avec leurs stylets « maison ». La suite du panorama n’est pas meilleur et touche les ténors du marché qui sont les Samsung Galaxy tab S2 et S3. Ce dernier dispose d’un S-PEN comme le Galaxy Note 4 et bénéficie donc de ce qui se fait de mieux en matière de stylet. Les deux tablettes qui sont facturées respectivement à partir de 400€ et de 679€ à l’heure où nous écrivons, se comportent légèrement différemment avec un stylet capacitif. Le S3 limite les dégâts mais affiche une performance moins bonne que sur notre tablette de référence, la Galaxy Tab S de … 2014. Le S2, répond très mal. En utilisant Bamboo Paper, le bloc note édité par Wacom, en procédant à des traits rapide, le curseur suit à plus d’1cm du stylet. Sur notre petite « S » de première génération la distance oscille entre 5 et 7mm dans les mêmes condition. L’expérience utilisateur est donc loin d’être idéale.

Que faut-il faire ? Que faut-il en penser ?

A l’heure où le marché des tablettes est en berne, on ne peut pas constater de véritable évolution technologique qui pourrait contribuer à une relance du marché. Apple est encore loin devant même si dès le départ Steve Jobs avait toujours refusé de voir un stylet fonctionner sur son Ipad. Si vous souhaitez utiliser une tablette comme bloc note numérique, consultez de façon très précise les tests et les spécifications. Si vous avez un peu d’argent d’avance, les tablettes Apple (et notamment l’Ipad Pro) sont idéales. SI vous en avez-moins il faudra probablement se tourner vers la version du Samsung Galaxy A6 qui dispose d’un stylet S-PEN.


Panasonic TZ101, un compact qui a de la réserve (prise en main)

Depuis l’apparition du Sony RX100, le monde du compact a retrouvé une nouvelle jeunesse, alors que tout semblait être promis aux hybrides. Certes les compacts n’ont pas d’objectifs interchangeables mais au fond rares sont les possesseurs d’hybrides qui changent leur objectif de base, selon de récentes études. Dès lors avec le développement des capteurs APS-C et des capteurs 1′, une nouvelle catégorie d’appareils compact est apparue. `

LumixTZ101

Plus ambitieux, ils se frottent aux hybrides avec leurs propres atouts, la compacité. Nous avions apprécié le Panasonic Lumix LX100, nous avons cette fois-ci jeté notre dévolu sur l’un des derniers de la firme japonaise, le Panasonic Lumix TZ101.

Le dernier né de la saga TZ

Nombreux sont les photographes qui ont eu un jour un Panasonic TZ entre leurs mains. Pas toujours parfaits face à la difficulté de concilier qualité optique, compacité et performance, les TZ constitue une lignée précurseur du marché des compacts Ultra Zoom. Si les derniers TZ70/TZ80 n’avait pas apporté leur lot de franches nouveautés, le TZ101 place la barre un peu plus haut et tente de s’attaquer aux compacts expert, tels que le RX100 de Sony. Y parvient-il ?

Ce qui fait le succès d’un compact Ultra Zoom ce sont avant tout ses qualités liés à leur grossissement. Ici compte tenu du « gros » capteur et de la taille voulue dans le respect de ce qui s’est déjà fait dans la gamme TZ, le zoom reste ici un « petit » X10 offrant une plage de focales de 25mm à 250mm. La prouesse est à saluée tant la taille du capteur 1′ impose des contraintes optiques compliquées à traiter dans aussi peu d’espace. L’ouverture reste dans la norme avec un modeste f2.8 en grand angle et un f5.9 à fond de zoom. On ne peut blâmer Panasonic qui offre ici le meilleur compromis.

Un Ultra-Zoom expert ?

Le boitier TZ101 compte tenu de ses fonctionnalités peut prétendre à la classification de Compact Expert, tous les canons du secteur étant réunis. Il reste un peu en retrait malgré tout en raison de ses caractéristiques d’ensemble (ouvertures) mais préserve l’essentiel, la rapidité d’obturation et la qualité d’image. Si nous n’avons pas poussé tous les tests, les résultats sont très bons à 800 ISO, ce qui atteste le bon qualitatif assuré par le nouveau capteur (déjà vu sur le Panasonic Lumix LX15).  Les fonctionnalités PASM sont bien présente et la bague autour de l’objectif permet d’accéder à certains réglages (comme l’ouverture en mode priorité ouverture).

On retrouve un certains nombre de mode « gadget » mais qui permettront à tous les utilisateurs d’y trouver leur compte. A noter la présence du mode panorama par balayage mais qui n’atteint toujours pas la définition offerte par les compacts haut de gamme Sony et même par les smartphones. On notera à ce propos que des iphones ou les derniers smartphone Samsung font bien mieux en la matière. Cela nous étonne toujours autant.

Premiers pas sur le terrain

Le verdict du terrain est toujours le critère principal à prendre en compte. Si le compact est bien fini et plutôt joli, nous l’avons mis à l’épreuve dans des conditions parfois compliquées. A la sortie de boite, le TZ101 se pilote sans difficultés pour un connaisseur de la marque Panasonic. Pour les autres, il faudra se plonger dans les arcanes du manuel pour comprendre son fonctionnement, parfois surprenant compte tenu de la multitplicité des réglages.

Le premier test consiste à prendre l’appareil dans une poche zippée d’une main, l’allumer et prendre une photo. Sur un plan juste pratique, l’interrupteur coulissant est un vrai plus. il permet d’un coup de doigt de l’allumer puis avec l’index de faire le focus et de prendre une photo. Dans la majorité des cas on y arrive simplement (même au ski lorsqu’on est sur un tire-fesse). Le seul « hic » est qu’avec l’écran tactile et la densité importante de boutons au dos de l’appareil, une fois sur deux nous avons cliqué soit sur l’un d’entre eux, soit tourné une molette. Bref, avec beaucoup de fonctionnalités c’est bien, tout regrouper sur un appareil, qui plus est dispose d’un écran tactile cela complique. Cela signifie qu’avec un temps de démarrage relativement court, il est possible de saisir un évènement sur le vif tant soit peut qu’on ait 1 à 2s devant soi.

La où Panasonic doit encore progresser dans son ergonomie, c’est dans l’accessibilité du bouton de déclenchement de la vidéo. Le bouton est relayé sur le haut de l’appareil et reste au final peu accessible. La temps de latence du début de la vidéo nous est apparu un poil long ce qui fait qu’on peut être tenté d’insister et par un effet pervers, de stopper immédiatement l’enregistrement. Peut être, faudra-t-il sur son successeur trouver une meilleure préhension de ce bouton ou mieux le déplacer au dos de l’appareil comme cela semble de plus en plus la norme.

Compact, le TZ101 ne l’est pas forcément pas autant qu’un TZ80 ou un RX100. La faute à un objectif un peu plus volumineux en raison du capteur 1′. Cela signifie qu’il ne pourra pas tenir dans une poche de chemise ou de pantalon. Dans l’ensemble il reste moins volumineux qu’un LX100.

Que faut-il retenir de cette prise en main

Le TZ101 propose quelques détails intéressants sur lesquels nous ne nous sommes pas attardés. Notre objectif était de voir si dès la sortie de boite, il était facile à prendre en main. Comme un Panasonic de la gamme expert, les fonctions sont multiples et on accèdera aux fonctions de base sans recourir au manuel. En revanche, pour toutes les fonctions plus avancées, l’étude du manuel pourra être nécessaire.

L’adoption d’un port microUSB en lieu et place du port propriétaire ouvre des perspectives intéressantes pour les baroudeurs et randonneurs. C’est un point à noter.

Les qualités photographiques sont au rendez-vous a offre un gap substantiels face aux autres TZ et hisse Panasonic à un niveau très intéressant. Il faut dire qu’à plus de 600€ en magasin, on ne peut pas s’attendre à moins. Le rapport qualité prix de l’appareil est selon nous exagéré. Nous vous conseillons d’attendre encore quelques mois et d’attendre sa baisse de prix. A ce prix là, on atteint une gamme de prix d’appareils reflex. A moins de rechercher la compacité, il faudra se poser les bonnes questions au moment de l’achat.


Cinq clés pour reussir vos photos du 1er de l’an

Armé de votre smartphone vous vous rendrez samedi soir chez vos amis. Bien sûr le cliché de minuit sera le clou du spectacle en espérant bien sûr que dame modération vous aura laissé un peu de répis pour conserver un peu de lucidité.

1. Désactivez le flash LED de votre smartphone 

On ne le sait pas toujours mais le flash des smartphones avec sa courte portée est un facteur de photos ratées. En mode lampe de poche c’est utile mais pour la photo si on ne sait pas la manier cela peut engendrer des effets indésirables comme une mise en avant des 15 bouteilles en premier plan sur la table. Au mieux collez un bout de scotch translucide opaque (marque 3m ou équivalent), pour atténuer l’impact lumineux.

2. Utilisez le mode rafale 

La majorité des téléphones sont maintenant équipés d’un mode de photo en rafale. Ce mode au delà de saturer votre stockage si on en abuse, a la particularité de contourner l’absence de stabilisateur optique. Cela vous permettra de trouver la photo la moins floue et de sélectionner parmi celles qui sont les moins compromettantes pour vos amis.

3. Posez le smartphone

L’appui est une solution à privilégier, la lumière n’étant généralement pas idéale et le smartphone étant obligé de jongler entre augmentation de la sensibilité et baisse de la vitesse de prise de vue. En donnant un appui vous supprimerez le flou de bougé qui rajoute la aussi une dégradation de la qualité de la photo. Conjugué à la minuterie (prise de vue au bout de 2s, 5s, etc…) accessible dans les réglages de la majorité des smartphones vous aurez limité au maximum le flou de bougé.

4. Prendre une vidéo et en extraire les meilleurs clichés 

La vidéo est depuis toujours un moyen intéressant pour récupérer des clichés et d’autant plus avec le format 4K qui offre une définition théorique de 4096×2160 une définition largement suffisante pour faire une impression papier. Souvent il y a une fonction qui est ajoutée à la vidéo 4K c’est une stabilisation électronique qui offre un contournement à l’absence de stabilisation optique en mode photo. Si ce n’est disponible que sur de rares modèles, la vidéo 4K (ou définition inférieure) en 60 images secondes peut procurer un mode intéressant pour extraire plus tard des clichés acceptables. Il vous suffira ensuite d’une simple capture d’écran du smartphone lors d’une pause vidéo pour obtenir un cliché. Pour un meilleur rendu,  Il vous faudra en revanche un ordinateur et un logiciel de montage vidéo pour extraire.

5. Utiliser des accessoires complémentaires : la perche stabilisée 

L’un des produits stars de 2017 devrait être la poignée stabilisée. En 2016, la perche a selphies était un « must have ». L’apparition de perches stabilisées issues des supports caméra pour drones de loisir va offrir une solution intéressante et bien plus performante que les stabilisateurs optiques intégrés dans les smartphone haut de gamme. Opérant sur trois axes, ce mode de stabilisation actif particulièrement adapté à la vidéo s’adapte parfaitement à la prise de clichés. Si vous avez eu ce très cher gadget à Noël, ne l’oubliez pas !

Bonus. Ne pas prendre de photos….

C’est peut être ça la meilleure solution. On regrette parfois les photos publiées à la vas-vite dans les réseaux sociaux. Et si ne pas prendre des photos à tout bout de champ était votre bonne résolution de 2017… Bon réveillon à tous et meilleurs vœux pour la nouvelle année !


Casio Exilim Fr110h ou comment filmer dans le noir ?

Après les caméras qui déshabillent par Sony, c’est au tour de Casio de se lancer le pari hasardeux de pouvoir filmer dans le noir ou plus précisément d’être capable de capter le moindre « lux » diffusé.


La promesse peut paraître séduisante mais est très vite modérée par les contraintes que cela sous entend. Non seulement la prise d’image fixe est figée au full HD mais la prise de vidéo à la même définition ne dépasse pas 30 img/s. Cela limite l’usage de cette caméra à un marché de niche. 

Casio utilise un capteur CMOS rétro éclairé de 1,9 millions de pixels de 1/2.8 inch. L’intérêt du système bien plus  l’appareil en lui même qui gérerait le multi-cameras et qui dispose d’une focale grand angle de 20mm. Doté d’un écran de visée de 3 pouces (favorablement plus important que ses concurrents) ce dernier peut se détacher et permettre le contrôle à distance de la caméra. L’intégration de la stabilisation optique est un plus indéniable (3 stops).

La caméra semble cependant aussi légère (moins de 100g) qu’elle est peu autonome (1h de vidéo) ce qui ne s’avère pas forcément très pratique quand on travaille dans l’obscurité.

Pour les européens il faudra se servir pour le moment en Asie. Elle y sera commercialisée exclusivement à partir du 9 décembre. 


Panasonic DMC-LX100, le grand oublié des compacts experts

Quand on choisit un compact expert c’est sans arrière pensée. Nous recherchons un appareil solide, performant, et offrant des réglages variés pour sublimer la prise de vue. L’arrivée des appareils hybrides avait changé un peu le donne, rajoutant un échelon supplémentaire de choix. Il faut dire que, bloqué sur des petits capteurs, le compact hybride a eu bien du mal à résister à la baise drastique des prix des reflex d’entrée de gamme qui proposaient au final bien plus pour moins cher…

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C’est l’histoire d’un LX100…

Certains avaient même prévue une belle mort pour des appareils trop élitistes en terme de prix et bridés par leurs caractéristiques techniques. En 2015, certains ancêtres ont bien du mal à survivre, tels que Fuji X30 ou Canon Powershot G16 face à une nouvelle génération de compact qui a su prendre l’appel d’air des appareil hybrides. Lignes compactes, plus gros capteurs, ils sont désormais armés pour retrouver une place plus dorée. Dans la presse deux ténors tentent de se partager le marché les Sony Cybershot RX100 dans plusieurs déclinaisons, et les Canon Gx (G1x, G7x, G3x…). Peu de place est laissée aux autres.

Compacts, d’une belle finition, ils annoncent la couleur avec des spécifications alléchantes (faible ouverture, fonctions PASM, réglages à foison, et un capteur plus gros 1′). A renfort de publicité et d’articles élogieux, ces appareils ont une grande visibilité vis à vis des amateurs experts.

Comme dans chaque histoire, il y a des adversaires malheureux, et dans notre cas c’est un certain Panasonic DMC-LX100. Les fiches techniques ont aujourd’hui une prépondérance dans le choix alors que la réalité du terrain peut être tout autre. Hérité des LX1, LX2, LX2 et du plus controversé LX7, le LX100 reste dans une grande tradition de compact expert qualitatif chez Panasonic. Sur ce modèle, on sent clairement les affinités avec le partenaire Leica.

Sorti un peu à contretemps de ses concurrents, il subit la loi du commerce et n’est présent en rayon d’un magasin sur dix ce qui n’aide pas non plus face au RX100, roi de la grande distribution. Et autre écueil, Panasonic poursuit sa stratégie de déploiement de sa gamme hybride et lance en face du LX100 le GM1 puis le GM5, des hybrides relativement compacts. Bref, notre ami LX100 se retrouve dans une situation commerciale bien fâcheuse.

Des spécifications trompeuses

Officiellement la course aux pixels, un best des années 2010, s’est terminée. Dès lors ce n’est plus une mauvaise idée de baisser la résolution d’un capteur. La majorité des fabricants (sauf Sony) l’ont fait sans que cela se remarque forcément. Sur le LX100, ce sont les choix techniques qui handicapent la résolution de l’appareil avec le maintien, comme sur les précédents LX, du choix  d’un ratio d’image du 1:1 au 16:9 rognant la zone de capture sur le capteur. Et hop d’un coup le capteur 4/3 16mpix perd 4 millions de pixels sur ce simple choix au combien discutable. Du coup avec 12mpix, le LX100 fait office de parent pauvre du secteur.

Remontons quelques années plus tôt, où le fait d’avoir 5 millions de pixels était un luxe… De façon plus pragmatique, ces 12 millions de pixels pourront être pénalisant pour des tirages en A3 de photos recadrées. Pour Rappel la résolution classique des tirages est de 300 dpi (soit 300 points sur 2,54cm). Autant dire que la résolution du LX100 est largement suffisante pour du A4. Autre élément important, le micro contraste. Sur les RX100 et G7X, le gain effectif des 8 mpix supplémentaire n’est pas significatif au delà de la plus faible sensibilité. La montée progressive du bruit gomme l’avantage de cette plus forte densité et au final en basse lumière le LX100 sort vainqueur.

Édit 05/12/16. En pratique sur des impressions d’Album Photobox en double A4, il faut bien reconnaître que la « faible » résolution ne semble pas pénalisante à défaut de rendre un rendu aussi clair qu’une photo 24mpix full frame. La qualité du micro contraste et de la gestion du bruit permet d’effectuer des tirages assez larges.

Avec un gabarit supérieur aux RX100 et G7x, il s’affirmerait moins séduisant. Sauf que ce que ne disent pas les comparatifs, le LX100 ne joue pas dans la même cour. Le LX100 se rapproche plus d’un Panasonic GM5 ou d’un Sony p6000 que d’un RX100 de part ses spécifications. Déjà son capteur est plus gros. D’autres part son objectif, bien que fixe, se rapproche plus d’un caillou à 800€ que d’un vulgaire bitoniau collé devant un capteur de compact. Les spécifications de son objectif sont remarquables et son travail à hautes sensibilités est transcendé par le mode RAW (également disponible sur le RX100 et le G7X).

Le LX100 va surtout vous replonger dans un passé pourtant pas si lointain, celui d’appareil aux multiples réglages accessibles directement. Tout ou presque est accessible avec des boutons d’accès direct, une situation paradoxalement déroutante pour la majorité des utilisateurs. Pas de menu global, pas d’écran tactique, est-ce une faute de goût ? En tout état de cause, ce ne serait pas dans le sens de l’histoire…

RX100, G7X ou LX100 ?

Dans le monde des semi-conducteurs et de l’informatique grand public, l’argumentaire commercial a souvent le dernier mot. La compacité des RX100 et G7X combiné avec d’excellentes prestation photographiques en font des outils remarquables mais, parce qu’il y a un mais peuvent laisser un arrière goût. Le RX100 n’arrive qu’à partir du mark 3 à le cheville du LX100 question optique et côté prix ce n’est plus la même histoire. En matière d’ergonomie le LX100 se rapproche plus de ce qu’on attend d’un appareil expert avec nombre de réglages directs. Les G7X et RX100 ont de leur côté l’énorme avantage de tenir dans une poche de chemise et finalement d’offrir, dans un taille réduite, un excellent compromis entre qualité d’image et performances globales. Le LX100 s’affirme presque comme un bon compromis entre Canon G1X mk II et Canon G7x.

Ces faits sont là pour affirmer haut et fort que le LX100 de Panasonic mériterait une meilleure place dans l’estime des critiques et même des utilisateurs. Le RX100 fait payer le prix fort de ses spécifications. Il peut malgré tout laisser les utilisateurs sur leur faim. Le G7X en véritable outsider sait profiter des parts de marché qui restent et pourtant sur bien des points a encore une marche de retard (mode de charge, gestion des panorama, vidéo, …).

Il faut se rappeler que le choix d’un appareil est dicté par ses habitudes photographiques. Avec un objectif débutant à 24mm avec  une ouverture de f1.7 et au pire f2.8 aux focales supérieure, le LX100 est imbattable sur le créneau des compacts experts dans sa maîtrise de la lumière. Son ergonomie lui donne un petit air de Leica, on n’aime ou on n’aime pas. L’amateur qui recherche avant tout d’une bonne gestion de la sensibilité, ne peut passer à côté de ce LX100 dont l’objectif est à ce jour sans équivalent dans la gamme micro 4/3. Le randonneur soucieux du poids va préférer probablement le G7X plus polyvalent en terme de focale et disposant d’une bonne autonomie comme le LX100. Bizarrement le RX100 qui est le plus vendu des trois, profite surtout de sa bonne presse et d’un atout, celui d’avoir été l’un des premiers de la série des compacts expert à gros capteur.

Conclusion

Dans la démarche d’achat, il faut considérer tous les contraintes et habitudes qui décrivent votre activité photographique personnelle, et peser ce qui sont pour vous des caractéristiques non négociables (cela peut être le prix), et ce qui convient d’apprécier comme convenables ou non. Aujourd’hui l’atout majeur d’un appareil par rapport à un autre est sa capacité à délivrer une meilleur qualité d’image dans vos conditions d’utilisation et dans votre budget. C’est aussi la raison pour laquelle, nous sommes souvent sur la réserve face aux essais parus dans la presse qui ne relativisent pas les performances des appareils et qui sont souvent trop ou pas assez critiques.

Dès lors le RX100 est l’exemple même de l’appareil qui fait envie à tout le monde (certains auraient même abandonné leur reflex pour lui !) mais qui dans les faits reste handicapé par certaines de ses spécifications techniques. Il faut en effet arriver au mk3 à 750€ pour bénéficier d’un objectif 24mm, d’une ouverture plus favorable et d’un viseur électronique. Pour être concret le G7x fait mieux. L’ergonomie du RX100 est aussi perfectible avec l’absence de grip qui pénalise sa prise en main. Manifestement les concepteurs ne font jamais de photo au long cours. L’excellence de la fiche technique ne doit pas faire oublier qu’il ne s’agit pas d’un simple objet pour briller en société. Dans ce cas optez pour le dernier iphone !

Ne jetons pas la pierre à Sony, ne faisons pas trop de louanges à Panasonic ou à Canon. Le LX100 est un appareil bien né qui nécessite plus d’égards de la part des commerçants et des utilisateurs. Ses spécifications et son ergonomie ne plairont pas à tout le monde. Il faut simplement se rappeler que la résolution ne fait pas tout. Regardez du côté de Sigma qui avec ses capteurs Foveon délivrent de plus faibles résolutions sans pour autant négliger la qualité d’image…


Réussir ses photos de vacances avec son Smartphone

Le smartphone ou « photophone » est devenu au fil des ans, un véritable compagnon au quotidien pour la prise de vue. Les meilleurs modèles égalent les compact de milieu de gamme. Mais, aussi puissant sera le smartphone, il n’en reste pas moins un appareil très sensible aux modifications de luminosité et reste souvent difficile à régler. Voici quelques trucs pour ne pas rater nos photos de vacances. En savoir plus →


Olympus Air A01. Olympus met un pied dans le monde du smartphone

Acteur majeur du micro 4/3, Olympus a vu plusieurs de ses concurrents se diversifier et proposer, comme chez Sony des équipements pour permettre de râler des utilisateurs plus proches du monde du smartphone.

Le Air A01 est un module connecté comportant un capteur micro 4/3 et une bague olympus permettant d’y connecter des objectifs zuiko M ou Panasonic Lumix. Sur le fond ce n’est pas une révolution mais va permettre à la firme japonaise de progresser dans son appréhension de la photo connectée domaine où,  elle est aujourd’hui plutôt en retard.

On y retrouve des grands classiques chez olympus avec un capteur de 16 millions de pixels, une sensibilité de 200 à 12800 Iso (en pratique jusqu’à  3200 iso), des modes programme, de la priorité ouverture ou vitesse, de la vidéo full HD et une autonomie annoncée de 320 clichés. Olympus annonce des performances permettant de délivrer du 10 images par seconde et une obturation à 1/16000s.

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Tout ceci est piloté depuis le smartphone avec l’application OA Central.


Tamron 14-150 F:3.5-5.8 Di III m4/3 (1ère partie)

tamron14-150_01Qui dit micro 4/3 pense immédiatement Olympus et Panasonic. Mais depuis quelques mois quelques nouveaux acteurs rejoignent le consortium. Après Kodak et Blackmagic, c’est au tour de Tamron de ralier le micro 4/3.  Dans la suite logique de ses derniers produits pour les appareil APS-C et Nex, le fabricant japonais nous gratifie d’un superzoom polyvalent équivalent à 28-300 en plein format. En savoir plus →


Olympus OM-D M10, un pas vers le low cost ?

Olympus a officialisé par voie de presse et par l’intermédiaire de sa mailing list la sortie de son nouvel hybride de sa série OM-D. Probablement vendu à son lancement à 700€ (si on s’en réfère à l’habituelle parité tarifaire entre euro et dollar), le E-M10 est une alternative plus économique au E-M5 et au E-M1. Embarquant un boitier proche du Stylus 1, il proposera des performances un peu plus faibles concernant la stabilisation sur le boitier mais promet beaucoup de par la présence de nombreuses commandes en accès direct et une compacité encore meilleure que le M5.

Il suit le marché avec un écran 1M de pixels et la fourniture en pack d’un zoom très compact de 14-42mm. C’est l’équivalent de ce que l’on peut trouver chez Panasonic avec ses zooms vario. Sa compatibilité Wifi doit aussi lui permettre d’exploiter les derniers possibilités offertes par Olympus de pilotage à distance, de timelaps, etc.

Les premiers résultats sur le terrain sont très encourageants. Vous pouvez retrouver une première évaluation sur le site DPREVIEW.