Parrot minidrone airborne night blaze, le drône accessible

Parrot est reconnu depuis de nombreuses années pour ses quadricoptères grand public. Si la firme française n’a pas réussi vraiment avec son Bebop a franchir un cap, désormais largement dépassée par DJI sur le marché des drones vidéo avancés, elle propose avec sa gamme MiniDrone des produits particulièrement accessibles.

Tour du propriétaire

Pour notre essai nous avons eu en main un MiniDrone Airborne Night, un modèle qui va être désormais remplacé par le Minidrone Mambo. Il dispose  dans l’ensemble des mêmes caractéristiques de vol. Poids ultra léger, coque équipée de matériaux souples et très résistants, l’airborne affiche officiellement 9 minutes d’autonomie sans ses carènes et seulement 7 minutes. Nous aborderons plus loin la question de l’autonomie.

Avec sa coque rouge, et ses deux petits phares, il a une gueule sympathique. Sous le cockpit, on retrouve une camera de 300000 pixels (640×480) autant dire un gadget qui peut s’annoncer inutilisable. La boite propose un set minimum avec une batterie de 550mAh, un cordon USB, un livret de prise en main et un set d’autocollants décoratifs. Pas de chargeur fourni donc.

La drone est piloté au travers d’un smartphone avec l’application FreeFlight Mini qui remplace depuis peu la FreeFlight 3. Désormais Parrot segmente son offre logicielle en fonction des gammes de drone. L’application est plutôt bien faite et couvre tous les paramètres du drone et de son pilotage. L’application permet aussi de faire l’interface entre le drone et le Parrot Flypad qui doit être acheté de façon séparée.

Le Minidrone se trouve dans le commerce avec une amplitude de tarif étonnante. On peut le trouver de temps à autre à moins de trente euros. Il faut compter environ 65€  sans télécommande en temps normal. Le Flypad est facturé entre 29 et 39€. Pour un set complet avec une ou deux batteries supplémentaires il faut donc compter environ 110 à 130€.

Première prise en main

S’il est toujours indispensable de lire le manuel de prise en main au préalable, le Minidrone ne vous mobilisera pas plus de dix minutes tant son utilisation est simple. L’application FreeFlight vous guide pas à pas. En revanche, il est conseillé de prendre note des consignes d’utilisation d’un drone de la DGAC quand on ne les connait pas.

Nous avons parlé de la manette Flypad qui n’est pas fournie en standard. Nous avons effectué notre test avec cette dernière. Nous estimons indispensable pour avoir une bonne sensation de vol, de l’utiliser. Pour autant, l’application utilise l’accéléromètre du téléphone pour permettre le pilotage du drone en utilisant l’inclinaison du smartphone pour le diriger et gérer sa vitesse de déplacement. C’est bluffant mais attention à la réactivité en cas de « panique ». Le smartphone n’est pas adapté à cela.

Au décollage, le Minidrone s’élève à environ 1m. L’assistance proposée par Parrot permet de profiter très vite de l’expérience de vol et de prendre du plaisir. Avec la manette Flypad, la réactivité du drone est excellente. Il se déplace avec agilité et la présence du smartphone permet de contrôler différents paramètres et de profiter de commandes préréglées, comme des figures en vol.

Toutefois, pour une première prise en main, il est préférable de trouver soit un endroit à l’abri du vent, soit en intérieur.

Des assistances de vol qui facilitent l’apprentissage

L’apprentissage du pilotage reste aisé. Le logiciel permet de limiter notamment la hauteur de vol à 2m et l’angle d’incidence du smartphone quand on l’utilise pour déplacer le drone. Dans l’ensemble la réactivité est très bonne même si notre sensation fut meilleure avec le Flypad. Ce dernier permet d’utiliser le drone d’une façon plus réactive. Même si les 18km/h annoncés n’ont pu être vérifiés, l’Airborne se montre  en déplacement rapide en regard de sa petite taille. Les déplacements sont nerveux dès lors qu’on a un peu de place pour le faire évoluer. Mais il est possible de s’amuser dans un petit jardin en ville.

Les  carènes et une structure réalisée dans des plastiques plutôt souples assurent une bonne résistance aux chocs et donc une bonne longévité idéale pour les débutants.

Léger et sensible au vent

Par rapport à d’autres quadricoptères légers, cet Airborne prend vraiment le vent et à du mal à supporter les moindres perturbations. C’est décevant sur ce point. L’appareil se montre par moment totalement incontrôlable. Lors de notre test, nous avions un Syma X5C en fonctionnement qui lui n’a pas montré les mêmes difficultés à évoluer dans le même environnement.

 

Les moteurs de l’Airborne manquent de puissance manifestement mais nous soupçonnons les assistances au vol d’amplifier le phénomène le drone ne se contenant pas d’être emporté par le vent et partant dans des roulis très étrange.

Autonomie

Ces petits appareils ont un défaut criant, leur autonomie. L’Airborne n’y déroge pas et les sept minutes annoncées par Parrot avec la carène sont bien difficiles à évaluer. Au moindre « pet » de vent, l’autonomie affichée en % de batterie sur le smartphone, fond comme neige. Il faudra se tourner vers les nouvelles batteries 660mAh du Mambo pour gagner un peu en autonomie. Pour avoir une expérience de jeu plus intéressante, il faudra évoluer sans la carène et se doter de quelques batteries supplémentaires.

Le bilan

Il faudra bien entendu utiliser cet Airborne plusieurs jours encore pour en apprécier les qualités. Cet appareil, complet avec radiocommande et batteries supplémentaire reste cependant un peu cher.

Sur le terrain, il est d’ailleurs un peu fastidieux de changer batterie après batterie. Mais contrairement à certains de ses concurrents, les batteries intègrent directement le connecteur au drone ce qui facilite la manipulation.

Le smartphone (un iphone 6S plus dans notre cas) voit lui aussi son autonomie bien amputée. Cet Airborne est un absorbeur d’énergie !

L’expérience de jeu est au final bonne et c’est bien là l’essentiel. On ne peut que  vous conseiller son achat, si vous parvenez à le trouver à bon prix. Des batteries compatibles sont disponibles et peuvent alléger la facture.


Auteur de l’article : Vdc team

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