Rétro Test (2006) – Olympus Camedia C8080w

c8080Lancé dans un marché des bridge en plein mouvement, au milieu des Minolta Dimage A2, Sony Cybershot F828, Canon Powershot Pro1 ou Nikon 8700, l’Olympus Camedia 8080W est de notre point de vue l’un des meilleurs compacts que nous ayons eu entre nos mains, en terme de rendu colorimétrique et de qualité optique. Pourtant dès son lancement, le C8080W a été pénalisé par son zoom de moins grande amplitude que ses concurrents et surtout son absence de stabilisation.

 

Le tour du propriétaire

Olympus est passé maitre dans les années 2000 dans la réalisation de compacts haut de gamme avec sa série des Camedia C qui tant par leur construction que par leurs caractéristiques ont reçu un écho favorable chez les amateurs éclairés. Avec ce C8080, Olympus a cependant raté une marché en proposant ce qui, sur le marché, a été pris pour un verre à moitié vide. Ce qui apparait aujourd’hui une évidence (la stabilisation optique) était à cette époque pas si évident que cela. Il faut dire que le zoom 28-140 très lumineux (ouverture à f2.4 à 28mm) compensait sur le principe cette faute de goût.

Le boitier en magnésium, les nombreuses commandes d’accès direct aux réglages et toutes les subtilités offertes par ce C8080 en font un appareil plutôt élitiste orienté vers les photographes exigents (prosumers). Ici point de modes scènes évolués, le mimimum syndical est proposé. Le capteur 2/3 de 8 millions de pixels peut être utilisé de 80 à 400 ISO. Olympus a volontairement bridé la sensibilité à 400 ISO pour garder un niveau de qualité suffisant à toutes les sensibilités. Commercialement ce fut là aussi un point négatif pour cet appareil là où d’autres promettaient monts et merveilles à 800ISO. Il suffit de voir les résultats obtenus par le Pro1 pour se rendre compte que ce n’était pas toujours une idée lumineuse.

Sur le terrain

Dans les mains, l’appareil tombe bien même si son poids évident peut être une gène pour certains. L’ensemble des commandes sont à portée de main et le viseur électronique est plutôt de bonne facture. A cette époque, nous n’en sommes pas encore à des niveaux de résolution que l’on peut voir aujourd’hui. Mais s’il est un point sur lequel Olympus a réussi, est sur l’effet de « pompage » qui est relativement bien maitrisé.

Affirmer que depuis 2006, l’appareil n’a pas pris de rides serait quand même abusif. Sur le terrain, on se rend vite compte que l’autofocus n’est pas franchement véloce (MAP en 0,5s) surtout si nous le comparons à notre Olympus Touch TG-2, un appareil étanche « expert » commercialisé actuellement par le fabricant japonais. Face à ses concurrents de l’époque, il est en revanche plutôt rapide. En sept ans, ce C8080 nous montre au combien les progrès en rapidité de mise au point et en gestion de la sensibilité sont évidents. Mais si on cantone cet appareil aux photos de voyage et aux paysages, il reste dans le coup.

Un rendu exceptionnel

Si pour certains, le rendu du C8080 est un peu pâle, il fait partie de ces appareils dont la sortie est exploitable directement sans retouche. Lors d’une chasse photographique en Egypte, dans des conditions de lumière pas franchement optimales, rares furent les photos qui ont eu une droit à un petit coup de DXO. La balance de blanc est très bien gérées, le piqué très bon dès la pleine ouverture, seul le moutonnement à 400ISO pourrait mériter parfois une petite retouche.

De toute façon, l’ensemble des niveaux de réglages sont accessibles via des menus toutefois un peu complexes.

Un appareil « durable »

Dans un monde où l’obsolescence programmée est devenu la règle, pouvoir disposer d’un appareil que l’on conserve des années est devenu rare. Le C-8080w profite encore aujourd’hui de sa bonne construction et de son positionnement en haut de gamme. Cela a probablement joué en sa faveuré. On retrouve encore aujourd’hui des appareils bichonnés par leur propriétaires qui fonctionnement parfaitement.

Mais la durabilité est aussi la conséquence d’une conception et de possibilités étendues. Nombre d’arguments valables en 2006 (ouverture à 2.4, réglages, autonomie, …) sont toujours d’actualité et font du C8080w un appareil recherché. On peut en trouver à des prix partant de 120€ jusqu’à des tarifs excessifs de 400€. A ce prix là passez votre chemin ! Bien entendu, il ne dispose pas de stabilisation optique comme la majorité des appareils d’aujourd’hui. Mais en dix ans, il n’a pris que peu de rides.

Essais

Sur Imaging ressource : http://www.imaging-resource.com/PRODS/C8080/C88A.HTM


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