Tablettes : Retard tactile, un défaut sous-estimé

Dans la chaine de production photographique, la tablette tactile prend une place de plus en plus importante. Mais rares sont aujourd’hui les tablettes qui disposent d’une couche tactile compatible Wacom permettant de retranscrire avec justesse la pression et la position d’un stylet. Cette capacité reste cependant indispensable pour qui souhaite procéder à de la retouche photographique sur une tablette.

Le retard tactile, le délai entre le moment où une action est effectuée et celui où la dalle prend en compte cet ordre, est appréciable de façon différente qu’on utilise l’appareil pour naviguer sur internet, pour prendre des notes ou pour dessiner.

adonit-dash

Quand on a utilisé un Samsung Galaxy Note 4, on sait apprécier ce que signifie réactivité  sur les actions faites au stylet. C’est tout justement remarquable car ce smartphone dispose d’une couche spécifique pour répondre aux commandes du stylet S-PEN, l’un des meilleurs stylets disponibles sur plateforme mobile. Si on utilise un stylet capacitif (qui simule un doigt), on se rend très vite compte du retard tactile. Le trait est moins fluide et on constate un décalage entre l’action de déplacer le stylet et le trait qui est dessiné.

De génération en génération, les fabricants se focalisent sur des détails plus fort en matière de marketing qu’en productivité. Les sigles en tout genre fleurissent, les écrans voient leur luminosité augmenter mais malheureusement, hormis chez Apple, qui est le roi des performances du tactile dans le domaine des tablettes, il n’est pas rare de génération en génération de voir les performances dynamiques des dalles tactiles baisser sensiblement.

Nous avons donc testé le ressenti tactile sur plusieurs tablettes en utilisant le style Adonit Dash 2, l’un des meilleurs stylets capacitif actifs du marché. Et nous sommes allés de surprise en surprise. Les premiers candidats furent le Huawei Mediapad M2 et l’Asus Zenpad 3S Z500, deux out-siders pouvant  être équipés chacun d’un stylet maison. Avec notre « Dash », il faut bien reconnaitre que les résultats étaient particulièrement mauvais. Les traits sont difficilement droits et le retard tactile perçu empêche sensiblement de procéder à un travail sérieux. Espérons que les deux constructeurs font mieux avec leurs stylets « maison ». La suite du panorama n’est pas meilleur et touche les ténors du marché qui sont les Samsung Galaxy tab S2 et S3. Ce dernier dispose d’un S-PEN comme le Galaxy Note 4 et bénéficie donc de ce qui se fait de mieux en matière de stylet. Les deux tablettes qui sont facturées respectivement à partir de 400€ et de 679€ à l’heure où nous écrivons, se comportent légèrement différemment avec un stylet capacitif. Le S3 limite les dégâts mais affiche une performance moins bonne que sur notre tablette de référence, la Galaxy Tab S de … 2014. Le S2, répond très mal. En utilisant Bamboo Paper, le bloc note édité par Wacom, en procédant à des traits rapide, le curseur suit à plus d’1cm du stylet. Sur notre petite « S » de première génération la distance oscille entre 5 et 7mm dans les mêmes condition. L’expérience utilisateur est donc loin d’être idéale.

Que faut-il faire ? Que faut-il en penser ?

A l’heure où le marché des tablettes est en berne, on ne peut pas constater de véritable évolution technologique qui pourrait contribuer à une relance du marché. Apple est encore loin devant même si dès le départ Steve Jobs avait toujours refusé de voir un stylet fonctionner sur son Ipad. Si vous souhaitez utiliser une tablette comme bloc note numérique, consultez de façon très précise les tests et les spécifications. Si vous avez un peu d’argent d’avance, les tablettes Apple (et notamment l’Ipad Pro) sont idéales. SI vous en avez-moins il faudra probablement se tourner vers la version du Samsung Galaxy A6 qui dispose d’un stylet S-PEN.


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