Tag: Olympus

Olympus OM-D M10, un pas vers le low cost ?

Olympus a officialisé par voie de presse et par l’intermédiaire de sa mailing list la sortie de son nouvel hybride de sa série OM-D. Probablement vendu à son lancement à 700€ (si on s’en réfère à l’habituelle parité tarifaire entre euro et dollar), le E-M10 est une alternative plus économique au E-M5 et au E-M1. Embarquant un boitier proche du Stylus 1, il proposera des performances un peu plus faibles concernant la stabilisation sur le boitier mais promet beaucoup de par la présence de nombreuses commandes en accès direct et une compacité encore meilleure que le M5.

Il suit le marché avec un écran 1M de pixels et la fourniture en pack d’un zoom très compact de 14-42mm. C’est l’équivalent de ce que l’on peut trouver chez Panasonic avec ses zooms vario. Sa compatibilité Wifi doit aussi lui permettre d’exploiter les derniers possibilités offertes par Olympus de pilotage à distance, de timelaps, etc.

Les premiers résultats sur le terrain sont très encourageants. Vous pouvez retrouver une première évaluation sur le site DPREVIEW.


Rétro Test (2006) – Olympus Camedia C8080w

c8080Lancé dans un marché des bridge en plein mouvement, au milieu des Minolta Dimage A2, Sony Cybershot F828, Canon Powershot Pro1 ou Nikon 8700, l’Olympus Camedia 8080W est de notre point de vue l’un des meilleurs compacts que nous ayons eu entre nos mains, en terme de rendu colorimétrique et de qualité optique. Pourtant dès son lancement, le C8080W a été pénalisé par son zoom de moins grande amplitude que ses concurrents et surtout son absence de stabilisation.

 

Le tour du propriétaire

Olympus est passé maitre dans les années 2000 dans la réalisation de compacts haut de gamme avec sa série des Camedia C qui tant par leur construction que par leurs caractéristiques ont reçu un écho favorable chez les amateurs éclairés. Avec ce C8080, Olympus a cependant raté une marché en proposant ce qui, sur le marché, a été pris pour un verre à moitié vide. Ce qui apparait aujourd’hui une évidence (la stabilisation optique) était à cette époque pas si évident que cela. Il faut dire que le zoom 28-140 très lumineux (ouverture à f2.4 à 28mm) compensait sur le principe cette faute de goût.

Le boitier en magnésium, les nombreuses commandes d’accès direct aux réglages et toutes les subtilités offertes par ce C8080 en font un appareil plutôt élitiste orienté vers les photographes exigents (prosumers). Ici point de modes scènes évolués, le mimimum syndical est proposé. Le capteur 2/3 de 8 millions de pixels peut être utilisé de 80 à 400 ISO. Olympus a volontairement bridé la sensibilité à 400 ISO pour garder un niveau de qualité suffisant à toutes les sensibilités. Commercialement ce fut là aussi un point négatif pour cet appareil là où d’autres promettaient monts et merveilles à 800ISO. Il suffit de voir les résultats obtenus par le Pro1 pour se rendre compte que ce n’était pas toujours une idée lumineuse.

Sur le terrain

Dans les mains, l’appareil tombe bien même si son poids évident peut être une gène pour certains. L’ensemble des commandes sont à portée de main et le viseur électronique est plutôt de bonne facture. A cette époque, nous n’en sommes pas encore à des niveaux de résolution que l’on peut voir aujourd’hui. Mais s’il est un point sur lequel Olympus a réussi, est sur l’effet de « pompage » qui est relativement bien maitrisé.

Affirmer que depuis 2006, l’appareil n’a pas pris de rides serait quand même abusif. Sur le terrain, on se rend vite compte que l’autofocus n’est pas franchement véloce (MAP en 0,5s) surtout si nous le comparons à notre Olympus Touch TG-2, un appareil étanche « expert » commercialisé actuellement par le fabricant japonais. Face à ses concurrents de l’époque, il est en revanche plutôt rapide. En sept ans, ce C8080 nous montre au combien les progrès en rapidité de mise au point et en gestion de la sensibilité sont évidents. Mais si on cantone cet appareil aux photos de voyage et aux paysages, il reste dans le coup.

Un rendu exceptionnel

Si pour certains, le rendu du C8080 est un peu pâle, il fait partie de ces appareils dont la sortie est exploitable directement sans retouche. Lors d’une chasse photographique en Egypte, dans des conditions de lumière pas franchement optimales, rares furent les photos qui ont eu une droit à un petit coup de DXO. La balance de blanc est très bien gérées, le piqué très bon dès la pleine ouverture, seul le moutonnement à 400ISO pourrait mériter parfois une petite retouche.

De toute façon, l’ensemble des niveaux de réglages sont accessibles via des menus toutefois un peu complexes.

Un appareil « durable »

Dans un monde où l’obsolescence programmée est devenu la règle, pouvoir disposer d’un appareil que l’on conserve des années est devenu rare. Le C-8080w profite encore aujourd’hui de sa bonne construction et de son positionnement en haut de gamme. Cela a probablement joué en sa faveuré. On retrouve encore aujourd’hui des appareils bichonnés par leur propriétaires qui fonctionnement parfaitement.

Mais la durabilité est aussi la conséquence d’une conception et de possibilités étendues. Nombre d’arguments valables en 2006 (ouverture à 2.4, réglages, autonomie, …) sont toujours d’actualité et font du C8080w un appareil recherché. On peut en trouver à des prix partant de 120€ jusqu’à des tarifs excessifs de 400€. A ce prix là passez votre chemin ! Bien entendu, il ne dispose pas de stabilisation optique comme la majorité des appareils d’aujourd’hui. Mais en dix ans, il n’a pris que peu de rides.

Essais

Sur Imaging ressource : http://www.imaging-resource.com/PRODS/C8080/C88A.HTM


Olympus E-P1, la photographie en mouvement

Qui a dit que les fabricants campaient sur leurs positions et ne proposaient plus d’innovations sensibles. L’annonce des Micro-4/3 par Olympus et Panasonic avait laissé sceptique bien des observateurs. Les Panasonic G1 n’avaient pas eu le succès escompté en raison de leur prix trop proche des reflex.

Aujourd’hui Olympus confirme en dévoilant l’E-P1, les avancées sur ce concept en proposant un appareil de la taille d’un compact mais à objectif interchangeable de reflex 4/3.

E_P1_01

Découverte de l’appareil

Compact, il reprend le concept Pen F de la marque des années soixante (1959). Ce style classique donne à ce nouvel appareil un style intemporel bien loin des livrées multicolores qui fleurissent les étals des magasins hi-tech.

Cet appareil sans être conceptuellement novateur apporte une réponse plus concrète aux amateurs « Experts » et aux professionnels cherchant un bloc note (ou un appareil principal) à la fois compact et performant. Bien plus compact que les reflex les plus petits (Olympus E-420/E-450), l’E-P1 est une solution bien plus convaincante que les derniers Sigma DP-1 et DP-2. Olympus offre ainsi un appareil évolutif qui peut s’adapter à une large palette d’objectifs y compris ceux des classiques « OM ». Il sera disponibles en deux coloris, argent et blanc.

Deux objectifs dédiés sont lancés pour l’occasion :

  • M. ZUIKO DIGITAL ED 14-42mm 1:3.5-5.6 (black or silver) – 28-84mm équivalent 24×36
  • M. ZUIKO DIGITAL 17mm 1:2.8 Pancake (silver) – 34mm focale fixe équivalent 24×36

Ce dernier est particulièrement compact et devrait permettre à l’appareil de tenir dans une poche. Pour autant son format très proche du Panasonic LX3 montre qu’il faudra avoir tout de même une grande poche. LA 17mm depasse de 2cm environ du boitier.

Côté stockage, Olympus initie la mort du format Xd sur ses nouveaux modèles. Ses derniers compacts étant déjà pour la plupart compatibles (via adaptateur) avec les microSD, le E-P1 est le premier appareil Olympus à utiliser une carte SDHC et rien d’autre.

Contrairement au Panasonic G1, l’E-P1 ne propose pas une visée électronique (EVF). En revanche, en option un viseur optique est disponible. Il propose le même champ de vision que celui proposé par le 17mm pancake.

Les Tarifs

Tout ceci va-t-il être suffisant pour justifier le prix ? Les Sigma DP-1 l’ont appris à leurs depends. Annoncé à 750 € nu et 950 € en double kit avec le viseur optique, la note s’annonce un peu salée. Reste à voir dans les faits quels seront les prix pratiqués.

Avec de telles constructions et finitions, l’E-P1 s’impose véritablement dans le haut de gamme et il n’est donc pas surprenant de voir un tel prix pratiqué. Pour mémoire, le DP-1 avait été lancé à un prix voisin alors qu’il est simplement fait de plastique.

Kits disponibles :

  • E-P1 Kit Silver/Black (E-P1 body silver & M. ZUIKO DIGITAL ED 14-42mm 1:3.5-5.6 lens black)
  • E-P1 Kit Silver/Silver (E-P1 body silver & M. ZUIKO DIGITAL ED 14-42mm 1:3.5-5.6 lens silver)
  • E-P1 Kit White/Silver (E-P1 body white & M. ZUIKO DIGITAL ED 14-42mm 1:3.5-5.6 lens silver)
  • E-P1 Pancake Kit Silver (E-P1 body silver & M. ZUIKO DIGITAL 17mm 1:2.8 Pancake lens silver & VF-1)
  • E-P1 Pancake Kit White (E-P1 body white & M. ZUIKO DIGITAL 17mm 1:2.8 Pancake lens silver & VF-1)
  • E-P1 Double Lens Kit (E-P1 body silver & M. ZUIKO DIGITAL ED 14-42mm 1:3.5-5.6 lens black & M. ZUIKO DIGITAL 17mm 1:2.8 Pancake lens silver & VF-1)

Spécifications

L’appareil propose :

  • un capteur 12.3 Megapixel avec Capteur Live MOS
  • Deux kits avec les nouveaux objectifs 14-42mm M.Zuiko and 17mm F2.8 Pancake
  • un processeur graphique TruePic V
  • un écran LCD 3.0″ (230.000 pixels)
  • l’enregistrement de films en HD (720p) en stéréo. Port HDMI
  • Enregistrement de son (PCM)
  • Cadencement de 3.0 images par seconde
  • Stabilisateur d’image intégré. Gain annoncé de 4 EV
  • Compatibilité avec les objectifs 4.3 et Olympus OM à l’aide d’adapteurs
  • Interface totalement revue
  • Reconnaissance de scènes
  • Deux molettes de contrôle
  • Detection de visage et correction dynamique d’exposition
  • Nombreux réglages (filtres, exposition,…)
  • Format RAW
  • un boitier compact

Liens externes