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Panasonic DMC-LX100, le grand oublié des compacts experts

Quand on choisit un compact expert c’est sans arrière pensée. Nous recherchons un appareil solide, performant, et offrant des réglages variés pour sublimer la prise de vue. L’arrivée des appareils hybrides avait changé un peu le donne, rajoutant un échelon supplémentaire de choix. Il faut dire que, bloqué sur des petits capteurs, le compact hybride a eu bien du mal à résister à la baise drastique des prix des reflex d’entrée de gamme qui proposaient au final bien plus pour moins cher…

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C’est l’histoire d’un LX100…

Certains avaient même prévue une belle mort pour des appareils trop élitistes en terme de prix et bridés par leurs caractéristiques techniques. En 2015, certains ancêtres ont bien du mal à survivre, tels que Fuji X30 ou Canon Powershot G16 face à une nouvelle génération de compact qui a su prendre l’appel d’air des appareil hybrides. Lignes compactes, plus gros capteurs, ils sont désormais armés pour retrouver une place plus dorée. Dans la presse deux ténors tentent de se partager le marché les Sony Cybershot RX100 dans plusieurs déclinaisons, et les Canon Gx (G1x, G7x, G3x…). Peu de place est laissée aux autres.

Compacts, d’une belle finition, ils annoncent la couleur avec des spécifications alléchantes (faible ouverture, fonctions PASM, réglages à foison, et un capteur plus gros 1′). A renfort de publicité et d’articles élogieux, ces appareils ont une grande visibilité vis à vis des amateurs experts.

Comme dans chaque histoire, il y a des adversaires malheureux, et dans notre cas c’est un certain Panasonic DMC-LX100. Les fiches techniques ont aujourd’hui une prépondérance dans le choix alors que la réalité du terrain peut être tout autre. Hérité des LX1, LX2, LX2 et du plus controversé LX7, le LX100 reste dans une grande tradition de compact expert qualitatif chez Panasonic. Sur ce modèle, on sent clairement les affinités avec le partenaire Leica.

Sorti un peu à contretemps de ses concurrents, il subit la loi du commerce et n’est présent en rayon d’un magasin sur dix ce qui n’aide pas non plus face au RX100, roi de la grande distribution. Et autre écueil, Panasonic poursuit sa stratégie de déploiement de sa gamme hybride et lance en face du LX100 le GM1 puis le GM5, des hybrides relativement compacts. Bref, notre ami LX100 se retrouve dans une situation commerciale bien fâcheuse.

Des spécifications trompeuses

Officiellement la course aux pixels, un best des années 2010, s’est terminée. Dès lors ce n’est plus une mauvaise idée de baisser la résolution d’un capteur. La majorité des fabricants (sauf Sony) l’ont fait sans que cela se remarque forcément. Sur le LX100, ce sont les choix techniques qui handicapent la résolution de l’appareil avec le maintien, comme sur les précédents LX, du choix  d’un ratio d’image du 1:1 au 16:9 rognant la zone de capture sur le capteur. Et hop d’un coup le capteur 4/3 16mpix perd 4 millions de pixels sur ce simple choix au combien discutable. Du coup avec 12mpix, le LX100 fait office de parent pauvre du secteur.

Remontons quelques années plus tôt, où le fait d’avoir 5 millions de pixels était un luxe… De façon plus pragmatique, ces 12 millions de pixels pourront être pénalisant pour des tirages en A3 de photos recadrées. Pour Rappel la résolution classique des tirages est de 300 dpi (soit 300 points sur 2,54cm). Autant dire que la résolution du LX100 est largement suffisante pour du A4. Autre élément important, le micro contraste. Sur les RX100 et G7X, le gain effectif des 8 mpix supplémentaire n’est pas significatif au delà de la plus faible sensibilité. La montée progressive du bruit gomme l’avantage de cette plus forte densité et au final en basse lumière le LX100 sort vainqueur.

Édit 05/12/16. En pratique sur des impressions d’Album Photobox en double A4, il faut bien reconnaître que la « faible » résolution ne semble pas pénalisante à défaut de rendre un rendu aussi clair qu’une photo 24mpix full frame. La qualité du micro contraste et de la gestion du bruit permet d’effectuer des tirages assez larges.

Avec un gabarit supérieur aux RX100 et G7x, il s’affirmerait moins séduisant. Sauf que ce que ne disent pas les comparatifs, le LX100 ne joue pas dans la même cour. Le LX100 se rapproche plus d’un Panasonic GM5 ou d’un Sony p6000 que d’un RX100 de part ses spécifications. Déjà son capteur est plus gros. D’autres part son objectif, bien que fixe, se rapproche plus d’un caillou à 800€ que d’un vulgaire bitoniau collé devant un capteur de compact. Les spécifications de son objectif sont remarquables et son travail à hautes sensibilités est transcendé par le mode RAW (également disponible sur le RX100 et le G7X).

Le LX100 va surtout vous replonger dans un passé pourtant pas si lointain, celui d’appareil aux multiples réglages accessibles directement. Tout ou presque est accessible avec des boutons d’accès direct, une situation paradoxalement déroutante pour la majorité des utilisateurs. Pas de menu global, pas d’écran tactique, est-ce une faute de goût ? En tout état de cause, ce ne serait pas dans le sens de l’histoire…

RX100, G7X ou LX100 ?

Dans le monde des semi-conducteurs et de l’informatique grand public, l’argumentaire commercial a souvent le dernier mot. La compacité des RX100 et G7X combiné avec d’excellentes prestation photographiques en font des outils remarquables mais, parce qu’il y a un mais peuvent laisser un arrière goût. Le RX100 n’arrive qu’à partir du mark 3 à le cheville du LX100 question optique et côté prix ce n’est plus la même histoire. En matière d’ergonomie le LX100 se rapproche plus de ce qu’on attend d’un appareil expert avec nombre de réglages directs. Les G7X et RX100 ont de leur côté l’énorme avantage de tenir dans une poche de chemise et finalement d’offrir, dans un taille réduite, un excellent compromis entre qualité d’image et performances globales. Le LX100 s’affirme presque comme un bon compromis entre Canon G1X mk II et Canon G7x.

Ces faits sont là pour affirmer haut et fort que le LX100 de Panasonic mériterait une meilleure place dans l’estime des critiques et même des utilisateurs. Le RX100 fait payer le prix fort de ses spécifications. Il peut malgré tout laisser les utilisateurs sur leur faim. Le G7X en véritable outsider sait profiter des parts de marché qui restent et pourtant sur bien des points a encore une marche de retard (mode de charge, gestion des panorama, vidéo, …).

Il faut se rappeler que le choix d’un appareil est dicté par ses habitudes photographiques. Avec un objectif débutant à 24mm avec  une ouverture de f1.7 et au pire f2.8 aux focales supérieure, le LX100 est imbattable sur le créneau des compacts experts dans sa maîtrise de la lumière. Son ergonomie lui donne un petit air de Leica, on n’aime ou on n’aime pas. L’amateur qui recherche avant tout d’une bonne gestion de la sensibilité, ne peut passer à côté de ce LX100 dont l’objectif est à ce jour sans équivalent dans la gamme micro 4/3. Le randonneur soucieux du poids va préférer probablement le G7X plus polyvalent en terme de focale et disposant d’une bonne autonomie comme le LX100. Bizarrement le RX100 qui est le plus vendu des trois, profite surtout de sa bonne presse et d’un atout, celui d’avoir été l’un des premiers de la série des compacts expert à gros capteur.

Conclusion

Dans la démarche d’achat, il faut considérer tous les contraintes et habitudes qui décrivent votre activité photographique personnelle, et peser ce qui sont pour vous des caractéristiques non négociables (cela peut être le prix), et ce qui convient d’apprécier comme convenables ou non. Aujourd’hui l’atout majeur d’un appareil par rapport à un autre est sa capacité à délivrer une meilleur qualité d’image dans vos conditions d’utilisation et dans votre budget. C’est aussi la raison pour laquelle, nous sommes souvent sur la réserve face aux essais parus dans la presse qui ne relativisent pas les performances des appareils et qui sont souvent trop ou pas assez critiques.

Dès lors le RX100 est l’exemple même de l’appareil qui fait envie à tout le monde (certains auraient même abandonné leur reflex pour lui !) mais qui dans les faits reste handicapé par certaines de ses spécifications techniques. Il faut en effet arriver au mk3 à 750€ pour bénéficier d’un objectif 24mm, d’une ouverture plus favorable et d’un viseur électronique. Pour être concret le G7x fait mieux. L’ergonomie du RX100 est aussi perfectible avec l’absence de grip qui pénalise sa prise en main. Manifestement les concepteurs ne font jamais de photo au long cours. L’excellence de la fiche technique ne doit pas faire oublier qu’il ne s’agit pas d’un simple objet pour briller en société. Dans ce cas optez pour le dernier iphone !

Ne jetons pas la pierre à Sony, ne faisons pas trop de louanges à Panasonic ou à Canon. Le LX100 est un appareil bien né qui nécessite plus d’égards de la part des commerçants et des utilisateurs. Ses spécifications et son ergonomie ne plairont pas à tout le monde. Il faut simplement se rappeler que la résolution ne fait pas tout. Regardez du côté de Sigma qui avec ses capteurs Foveon délivrent de plus faibles résolutions sans pour autant négliger la qualité d’image…


Présentation du Panasonic Lumix LX3

Dmc-lx3kContrairement aux autrex fabricants de compacts « Experts », Panasonic semble véritablement écouter les besoins des utilisateurs et propose un modèle LX2 totalement revu sous la bannière LX3.

Si ce nouveau LX3 ne change pas les habitudes des utilisateurs du feu LX2 il tranche totalement avec les mauvaises habitudes dictées par la marché. Ainsi au lieu de continuer l’inutile course aux Pixels que Canon et Nikon poursuivent, Panasonic a tenu à améliorer ce qui était reproché à son modèle précédent, la gestion de la sensibilité.

Car côté ergonomie Panasonic avait déjà donné toutes les cartes au utilisateurs dès le LX2 en offrant des possibilités de réglage avancées. L’ensemble des fonctions débrayables sont reprises sur le LX3 qui ajoutent en plus de cela un capteur un plus grand et désormais classique au format 3:2. En outre l’objectif est ambitieux proposant une plage 24-60mm avec des ouvertures (f2.0-f2.8) jusqu’ici oubliées depuis les Olympus 4040 et Canon G2/G3/G5. Toute ceci contribue à créer un appareil sur la papier hors normes et très intéressant.

Découverte de l’appareil

Comme pour ses autres produits très technique, Panasonic a concentré la fabrication de ce LX3 en Japon. Ici tout respire la qualité du boitier en métal à l’aspect très sérieux des différentes commandes. Le peu de retours SAV du précédent LX2 avaient déjà montré la qualité intrinsèque du produit, espérons que par la suite le LX3 restera dans cette lignée. La prise en main reste bonne avec le grip caoutchouté présent sur la face gauche de l’appareil. La base de l’objectif qui sort toujours de l’appareil cache une lentille frontale de diamètre supérieur au LX2, rendu nécessaire par l’angle de champ supérieur (24mm) mais également par la taille supérieure du capteur. Il permet désormais l’utilisation de compléments optiques et d’accessoires (filtres).

Sur le dessus, le LX3 reçoit une griffe flash qui permet de fixer soit un viseur optique externe soit un flash externe. Cette fonctionnalité est l’une des bonnes évolutions que l’on peut constater.

L’autre changement concerne le capteur et le circuit de traitement. Désormais, la résolution de 10 millions de pixels est obtenue en 4:3 et en 3:2 rendant les clichés plus exploitables sur des sorties d’impression. Le format 16/9 n’est pas oublié y compris en video où l’appareil propose une sortie en 720P à 30 images/seconde.

Principales fonctionnalités

Le LX3 propose des fonctionnalités avancées et notamment :

  • un Zoom grand angle 24-60mm stabilisé optiquement et bénéficiant de très grandes ouvertures maximales (2.0-2.8)
  • une griffe porte accessoires (flash, viseur optique)
  • les mode RAW et RAW+JPEG
  • des débrayages expert (PASM), un mode de mise au point manuelle, une balance de blanc manuelle
  • le bracketing d’exposition
  • un écran 3 pouces de 460.000 pixels

Première prise en main

L’utilisation du LX3 reste relativement simple malgré toute la richesse fonctionnelle qu’il propose. Des modes scènes permettent de prendre des premiers clichés très facilement.

Il suffit de mettre une batterie rechargée et une carte SD dans l’appareil puis d’actionner le boutons marche/arrêt. Tournez la mollette de programme sur P et prenez vos photos. Même dans ces conditions, le LX3 procure une sensation de véritable appareil haut de gamme. Les commandes disponibles sont claires, l’utilisation facile.

Mais dès que l’utilisateur veut aller au dekà d’une utilisation basique le LX3 donne sa pleine mesure. Tournez la molette de mode avec la position A, effectuez un appuis long sur le PAD. La majorité des réglages avancés sont ainsi accessibles d’un clic, le LX3 répond aux attentes des experts. Tonalité, mode de mesure de la lumière, mode AF, balance de blancs, gestion de la sensibilité, exposition intelligente, taille de l’image et gestion de la luminosité de l’écran. D’autres réglages sont également utilisables à l’aide de boutons dédiés. Le choix du format de cadrage, de la zone de mise au point, de la correction d’exposition, de la correction d’exposition du flash et du bracketing sont ainsi relativement aisés.

Dans l’ensemble, le LX3 est un appareil au commandes particulièrement accessibles limitant au minimum le recours au menus. Sur le terrain ceci reste particulièrement appréciable un choix pouvant être facilement fait sur le vif sans trop de difficultés. Lors de notre prise en main, le LX3 passé de main en main, s’est manié comme un compact haut de gamme. L’ergonomie sans faille, la finition de haut niveau ne parviennent pas à cacher le prix excessif des accessoires et notamment du viseur optique externe.

Conclusion

Nous avions été séduits par le Panasonic Lumix LX2. La firme japonaise a su faire progresser son appareil là où la concurrence fait souvent les mauvais choix. Panasonic a bonifié son LX qui après le LX1 et le Panasonic Lumix LX2 trouve un aboutissement, certes encore perfectible, mais qui se hisse au rang de l’un des meilleurs produits de sa catégorie depuis longtemps.

Edit 24/03/2010: Les derniers firmwares ont encore amélioré la réactivité de l’appareil qui est désormais parmi les meilleurs de la catégorie. Le LX3 s’en trouve particulièrement bonifié.

Liens


Essai du Panasonic Lumix LX2

PanaLX2_1Commercialité à près de 500 € il y a un an, le LX2 devient aujourd’hui une très bonne affaire dans la gamme « Semi-Pro » de Panasonic. Désormais à moins de 300 € sur le Net, le LX2 reste le seul appareil du marché disposant nativement d’un capteur 16/9. Avec ses 10 millions de pixels et son grand angle, il reste dans l’humeur du moment.

Présentation de l’appareil

Destiné aux « Amateurs-experts », le LX2 a pris la succession du LX1 qui était trop imparfait pour connaitre le succès. Panasonic a revu sa copie avec son successeur et propose un appareil complet qui couvre la grande majorité des utilisations.

Face à la gamme FX, le LX2 a des armes à défendre. Outre les réglages manuels, le LX2 se veut un appareil facilement configurable. Plusieurs interrupteurs permettent d’un clic d’effectuer différents réglages évitant ainsi d’aller se noyer dans la profondeur des menus. Un joystick permet de naviguer facilement dans les paramètres de prise de vue et contribue à l’excellente érgonomie de l’ensemble. Equipé d’un zoom X4 (28-112) à la résolution native du capteur, le LX2 profite d’un très bon stabilisateur d’image qui fait la force de panasonic. Le fabricant japonais reste leader sur le marché pour l’efficacité de sa technologie de stabilisation. L’ensemble est animé par une batterie Li-Ion propriétaire et stocke les images au choix sur des cartes SD ou SDHC.Le boitier en métal respire le sérieux et assure une bonne tenue.

Les fonctions

Le LX2 reprend les fonctions qui ont fait le succès des appareils Panasonic. outre la finition exemplaire de l’appareil, il reprend l’armada des programmes résultats en y ajoutant des fonctions manuelles (priorité vitesse, priorité ouverte, exposition manuelle et mise au point manuelle). L’ensemble des fonctions sont facilement assessibles. Un commutateur manuel permet de décider du mode de mise au point (AF, macro ou manuel), un autre permettant de choisir le mode cadrage (16/9, 3/2 ou 4/3). L’allumage de l’appareil est dédié à un véritable interrupteur, chose qu’il faut saluer. Le stabilisateur est lui aussi activé par un bouton sur le boitier. En matière de commandes accessibles à l’utilisateur, c’est le sans faute.

La commande du zoom est raisonnablement rapide et s’effectue progressivement. Il faut environ 2,5s pour passer du grand angle au télé. A l’inverse d’appareils concurrent, le LX2 n’est pas bridé à un certain nombre de paliers préprogrammés.

Stockage, Alimentation et gestion de l’énergie

PanaLX2_3La batterie fournie est rechargée en 1h30 environ. Avec la charge complète, la batterie est donnée pour 400 clichés environ. En pratique, l’écran de visée n’étant pas désactivable il faudra bien régler les fonctions d’économie d’énergie pour optimiser la durée d’utilisation. Pour autant, l’autonomie est très bonne et permet de tenir facilement dans le cadre d’une utilisation normale plusieurs jours.

Le LX2 est l’un des premiers appareils photo numérique qui était compatible avec les cartes SDHC. Alors les certains Panasonic (FZ5 notamment) étaient compatibles avec les cartes SD 4Go, le LX2 n’est compatible qu’avec les SD jusqu’à 2Go. Pour les capacités supérieures (4Go et plus) il faudra recourir aux SDHC. Lors de nos tests nous avons testé des Transcend 2Go 150x et et sandisk Ultra II 4Go SDHC (Class 4) sans ne jamais rencontrer le moindre problème.

Qualité de l’écran

Privé de viseur optique, l’utilisation du LX2 repose sur la qualité de son écran. Si dans des conditions normales de luminosité, ce dernier reste parfaitement visible, en montage, à la mer ou plus simplement avec une luminosité estivale les choses se gatent. Lors de nos tests à la mer, l’appareil est selon nous totalement inutilisable en raison de sa trop forte sensibilité à la luminosité extérieure. Il faut viser au jugé et c’est clairement le gros défaut de cet appareil.

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Performances photographiques

Gestion du bruit. Le LX2 est un appareil qui accuse le poids de ses… mois d’existance. Sur ce point, il ne bénéficie pas de toutes les amélioration des chips Venus III présents sur les derniers modèles de la gamme. Pour autant jusqu’à 200 ISO, le LX2 produit des bons résultats. La présence d’un format RAW sauve la mise et permet d’obtenir des clichés utilisables même à 800 ISO. Au délà c’est pour le sauvetage mais rien de bien exploitable. A partir de 800 ISo, on constate une forte dilution des détails. Le réglage du réducteur de bruit est accessible dans les menus mais ne peut être désactivé. C’est un des plus gros griefs des utilisateurs. Afin de conserver un bon niveau de détail, il est conseiller le régler la réduction du bruit au niveau le plus bas (Low NR).

L’objectif. Si la gestion du bruit peu être perfectible, la qualité optique du LX2 est remarquable et mérite bien le sigle « LEICA » présent au dessus de sa lentille frontale. Avec peu d distortions en grand angle et au plus fort grossissement, le piqué procure au clichés une très grande finesse.

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Balance de Blancs. Comme d’autres appareils, le LX2 dispose d’une balance de blanc automatique qui évalue mal les éclairages artificiels. Mais tout photographe pointilleux ne fait pas confiance aux automatismes et utilisera la balance de blanc personnalisable. La fidélité de ce réglage est tout bonnement remarquable. Le réglage reste d’ailleurs conservé tant qu’un autre étalonnage n’est fait. Exposition. L’ancien directeur des labo Fnac avait déclaré. « Le LX2 est le meilleur appareil que j’ai jamais possédé. Le rendu est exceptionnel ». Ceci reste d’autant plus remarquable que cet appareil n’a jamais été le fer de lance de cette chaine de grande distribution. Et il faut bien reconnaitre que quelles que soient les conditions de prise de vue, le LX2 s’en sort avec les honneurs. Les tons sont bien rendus et l’espace colorimétrique conforme à la réalité.

Le format RAW. La gestion du format natif du capteur est une fonction qui devient de plus en plus rare. Le LX2 propose ce choix (la taille des clichés est de 15 Mo dans ce cas) et Panasonic fourni le logiciel SILKYPIX pour en assurer le développement en JPEG. Ce logiciel propose le minimum syndical mais permet toutefois de régler la réduction du plus de façon plus fine. Les images ainsi développées proposent un meilleur rendu colorimétrique qu’en JPEG à la même sensibilité. Les rouges ne bavent plus et les bleus semble plus fidèles.

Stabilisation optique. Grand spécialiste de cette technologie, Panasonic propose deux modes de stabilisations qui opèrent un peu différemment. Le mode 1 laisse la stabilisation activée tout le temps alors que le mode 2 uniquement à la prise de vue. Le mode 2, outre le fait qu’il consomme bien moins d’énergie se montre un peu moins efficace permettant d’avoir une netteté à 1/20e de secondes à 112mm (1/15e en mode 1). En grand angle, les prises de vue à 1/4s sont envisageables.

Réactivité

Les spécifications de l’appareil le portent naturellement vers le portrait ou le paysage. Ses performances confirment cette prédisposition. Après un allumage qui dure 3 secondes environ et une latence de 1,5 seconde entre les clichés, le LX2 est un appareil dans la moyenne du marché sur ces points. Mais avec une réactivité de 0,6 à 0,8s à la prise de vue (0,2s après un préfocus), ses performances pures ne lui permettent pas de viser la photo de sport. En mode manuel en réglant l’objectif à l’hyperfocale, les résultats s’améliorent mais cette utilisation reste marginale sur un panel d’utilisateurs.

Conclusion

Après plus d’un an passé avec le LX2, on ne peut qu’être satisfait de cet appareil. Certes comme nous l’avons remarqué, le LX2 a quelques inconvénients mais dans l’ensemble la qualité des clichés est bien au dessus de la moyenne du marché. Panasonic qui tarde à sortir son successeur a produit un très bon appareil particulièrement adapté au reportage. A C’est En France, c’est l’un de nos blocs note favoris…

Le LX2 n’est en revanche pas adapté à une utilisation de béotien pour qui la seule opération est la prise de vue sur le vif. Le LX2 est un appareil exigeant qui nécessite un travail du photographe. Le LX2 est donc réservé à des passionnés.


Panasonic Lumix G1

PanaG1_01Le Lumix G1 est le premier appareil commercialisé qui reprend l’architecture Micro Four/Third. Conçue pour proposer des appareils plus compacts tout en restant tout aussi performants que des classiques Four/Third, cette architecture introduit une nouvelle classification d’appareil entre bridge et reflex. On pourra probablement estimer que le G1 constitue le successeurs des FZ30 et FZ50. Mais cette nouvelle offre prouve aussi qu’un certain nombre de problèmes techniques, ont été résolus permettant de proposer des appareils plus compacts mais au moins aussi performants que les reflex d’entrée de gamme.

Mais pour Panasonic cela s’annonce peut être aussi comme un tournant, celui de la fin des reflex « classiques » Four/Third. Le G1 fait le lien entre ce qui a fait le succès de la marque, ces bridges ultra-zoom et ce qui l’a fait progresser vers le haut de la gamme le L1. Une certain nombre d’observateurs semblent attester que ces nouveaux Micro Four/Third signent un revirement de stratégie de la firme japonaise.

Présentation de l’appareil

Une visée électronique performante

Doté d’un capteur de 12,1 millions de pixels, le G1 est construit autour d’une chambre privée de miroir et forcément plus compact. La prise de vue s’effectue ainsi avec un viseur électronique qui pour une fois s’avère au niveau de ce qui se fait de mieux actuellement.

Les premières prises en main le confirment. Le G1 propose une visée très fine (1.440.000 points), une définition encore jamais proposée sur un EVF (viseur électronique). A côté l’écran au dos de l’appareil avec 460.000 points parait presque pas assez défini.

Un large panel de fonctionnalités

Avec 23 zones pour d’autofocus, une détection de visages, 25 modes scènes, un mode ISO intelligent (ou réglable manuellement de 100 à 3200 ISO), un mode RAW et tous les réglages habituellement proposés sur des reflex d’entrée de gamme, le G1 fait le lien entre deux mondes. Celui de la simplicité et celui des utilisateurs experts.

En revanche pour la stabilisation optique il faudra passer par les objectifs, ce qui, dit en passant, propose une stabilisation optique la plus performante à ce jour.

Enfin, connectique à la mode, le G1 propose une sortie HDMI pour un raccordement à la un téléviseur LCD.

Rien n’est oublié

Avec un pas de vis en métal pour le trépied, une lampe d’assistance et une griffe flash, le G1 n’oublie pas les utilisateurs intensifs. Il s’avère ainsi relativement bien pensé et construit.

Ce qui surprend est bien son écran rotatif au dot de l’appareil dont la diagonale de 3″0 couvre tout le dos du G1. Les prises de vues dans des angles variés n’en seront que facilitées.

PanaG1_02La structure de l’appareil

Difficile à classifier, le G1 reprend les spécifications du Micro Four/Thirds dévoilé il y a quelques semaines par Olympus. Ces nouvelle architecture permet de concevoir des appareils plus compacts du fait de la suppression du miroir. La prise de vue s’effectue ainsi par l’intermédiaire du capteur grâce à un « live view », repris dans un viseur électronique ou sur l’écran au dos de l’appareil.

De fait le « Micro Four/Third » introduit un nouveau type d’appareil entre Bridge et Reflex. Cela permet également (mais attendons de connaitre les prix) de disposer d’une solution un peu plus économique et adaptée aux besoins des utilisateurs classiques mais également des « experts » cherchant un second appareil plus discret et compact.

Panasonic aurait pu concevoir un appareil encore plus compact, mais pour des questions d’ergonomie a choisi un gabarit se situant entre celui des FZ18/FZ28 et d’un reflex classique (Canon 350d).

Ce qui fait la différence également est la hauteur de la chambre qui passe de 45 à 42mm obligeant ainsi à utiliser des objectifs différents mais tout de même compatibles via un adaptateurs avec les objectifs Four/Thirds. Le capteur reste lui de même taille ce qui est fond la meilleure nouvelle. La surface sensible reste donc de 18 x 13.5 mm, soit un rapport de 2 par rapport à un classique 24×36.

Les accessoires disponibles

Pour le lancement du G1 seuls deux objectifs spécifiques seront disponibles, un 14-42 stabilisé et un 45-200 également stabilisé couvrant la plupart des usages. Plus tard en 2009, un 14-140 stabilisé, un 7-14 f4.0 et un 20 f1.7 seront proposés.

Officiellement un large panel d’objectif serait compatibles mais les premiers tests effectués avec la bague d’adaptation DMW-MA1APP semble démontrer le contraire. Pour autant, il faudra procéder à des tests avec des modèles de série.

Reste qu’officiellement les seuls objectifs Four/Thirds totalement compatibles sont les suivants :

  • Olympus Zuiko 25 F2.8 ‘Pancake’
  • Olympus Zuiko Digital ED 14-42mm F3.5-5.6
  • Olympus Zuiko Digital ED 40-150mm F4-5.6
  • Panasonic Leica D Summilux 25mm F1.4 ASPH
  • Panasonic Leica D Vario-Elmar 14-50mm F3.8-5.6 ASPH. Mega OIS
  • Panasonic Leica D Vario-Elmar 14-150mm F3.5-5.6 ASPH. Mega OIS

Conclusion

La première découverte de l’appareil permet d’avoir une première opinion positive. la compacité de l’appareil même si elle n’est pas exploité au maximum du concept, est appréciable se rapprochant véritablement avec un FZ18. Avec un objectif pancake 25mm on devrait s’approcher de la taille d’un gros compact numérique.

Avec 440g en ordre de marche (contre 410 pour un FZ), on imagine facilement l’avantage de cette nouvelle architecture. Maintenant, ceux qui n’aiment pas les viseurs électroniques pourraient être véritablement bluffés par la qualité de ce dernier.

Ce G1 est donc encourageant. Nous attendrons les modèles de série pour conclure définitivement sur cet appareil.